Histoire racontée par Só:se Raientonnis.
Rédaction : Emma McLaughlin, journaliste dans le cadre de l’Initiative de journalisme local.
Traduction : Katsenhaién:ton Lazare.
Mon arrière-grand-père était Big John Canadian. C’était un homme énorme pour son époque. Lui et un autre homme, Big John Rice, étaient pilotes de rivière.

Big John avait l’habitude de naviguer sur les rapides de Lachine. Il était l’un des rares, tout comme John Rice, à savoir le faire.
Il le faisait à l’aide de grands canots de voyageur. On appelle ce genre d’embarcation « Oniarò:ta’ » en langue mohawk. Ces canots étaient larges et à deux bouts. Ils étaient très longs; ils mesuraient environ 36 pieds (environ 11 mètres). Ils étaient utilisés par les trappeurs de fourrures.

Les pilotes n’utilisaient pas un gouvernail, mais des rames pour diriger ces bateaux.
Big John savait comment les diriger à travers les rochers et il savait où se trouvaient les rochers dangereux; à ma connaissance, il n’y a jamais eu d’accident.
La plupart de ses clients étant francophones, il a donc appris la langue française. Ceux-ci le payaient pour qu’il les emmène sur la rivière. Il était comme un capitaine de bateau.

C’était son principal gagne-pain à l’époque, tout comme l’autre homme. L’un d’eux figure sur un billet de cinq dollars. Il est exposé à Ottawa, au musée de la Banque du Canada.

