La députée de Beauharnois-Salaberry-Soulages-Huntingdon, Claude DeBellefeuille, affirme qu’il reste encore du travail à faire pour faire revenir l’Agence des services frontaliers du Canada sur sa décision de réduire les heures d’ouverture des postes frontaliers de Herdman, Trout River et Lacolle, sur la route 223.
Mme DeBellefeuille confirme que la députée de Saint-Jean, Christine Normandin, et elle-même vont soumettre à nouveau leurs demandes officielles au nouveau ministre de la Sécurité publique, Gary Anandasangaree. Elles continuent de contester la décision de réduire les heures d’ouverture des points de passage sur la base des statistiques de trafic. « C’est une question de sécurité, ou de surveillance des frontières », insiste M. DeBellefeuille, qui se dit optimiste quant à la possibilité que le nouveau ministre ait une vision différente de celle de l’ASFC.
Mme DeBellefeuille dit qu’elle n’exclut pas non plus de travailler plus étroitement avec les élus américains, soulignant que la révision des heures d’ouverture était une décision conjointe avec les douanes et la protection des frontières américaines. Elle et Mme Normandin ont contacté leurs homologues américains juste avant le déclenchement des élections et ont depuis reçu des réponses positives.

« Ils nous ont invités à les rencontrer pour voir comment on peut créer une dynamique des deux côtés [de la frontière], confirme Mme DeBellefeuille. Ils ont les mêmes préoccupations que nous », explique-t-elle, soulignant le phénomène des passages de migrants, du trafic organisé et de la sécurité à la frontière.
« Les réponses qu’on obtient sont basées sur des statistiques relatives au passage des véhicules. Cela ne tient pas la route pour nous, compte tenu du contexte actuel », affirme Mme DeBellefeuille.

