The Gleaner
Opinion

Crise du logement : le Haut-Saint-Laurent en mode solutions

La crise du logement qui sévit au Québec n’épargne pas la MRC du Haut-Saint-Laurent, où les locataires peinent à trouver un logement abordable et de qualité. Selon les données de la Société canadienne d’hypothèques et de logement, le taux d’inoccupation dans la région était de seulement 1,4 % en octobre 2021, bien en deçà du seuil d’équilibre de 3 %. La pénurie de logements s’accompagne d’une hausse des loyers, des évictions et des reprises de logement, qui mettent en péril la sécurité et la stabilité des ménages à faible revenu. 

Face à cette situation, le gouvernement du Québec a annoncé, en mai dernier, une aide de près de 78 millions de dollars pour soutenir les ménages à la recherche d’un logement à l’approche du 1er juillet. Toutefois, cette mesure est jugée insuffisante par les groupes de défense des droits des locataires, qui réclament davantage d’investissements dans le logement social et une meilleure régulation du marché locatif. Pour eux, la crise du logement est le résultat d’un désengagement des autorités publiques et d’une spéculation immobilière qui favorise les profits au détriment des besoins des citoyens.  Pourtant, le logement social présente plusieurs avantages pour les locataires et pour la société en général. Il permet aux personnes à faible revenu d’accéder à un logement décent et sécuritaire, sans compromettre leur budget ou leur qualité de vie. Il favorise également la mixité sociale et la cohésion communautaire, en créant des liens entre les résidents et les organismes locaux. Il contribue aussi à la revitalisation des quartiers et à la lutte contre la spéculation immobilière, en préservant le patrimoine bâti et en limitant la gentrification. 

Toutefois, le logement social fait face à plusieurs défis et obstacles au Québec. Le financement public est insuffisant pour répondre à la demande croissante de logements sociaux, ce qui entraîne des listes d’attente longues et décourageantes. Les projets de logement social sont souvent confrontés à des oppositions de la part de certains propriétaires ou résidents, qui craignent une baisse de la valeur de leur propriété ou une dégradation de leur environnement. Les locataires de logement social sont parfois victimes de discrimination ou de stigmatisation, en raison de préjugés ou de clichés sur leur situation.

Heureusement, les milieux communautaires et certaines municipalités se mobilisent afin de réfléchir à des solutions alternatives aux programmes de financement du gouvernement qui ne suffisent pas à contrer la crise du logement.  Dans le haut St-Laurent, l’Association pour la défense des droits sociaux, la Corporation de développement communautaire, le Groupe de ressources techniques du Sud-Ouest et l’OBNL d’habitation Les Habitations des Tisserandes ont formé un comité, Les Habitations solidaires rurales qui a pour objectif d’augmenter l’offre de logement abordable, entre autres par la préservation des logements actuels en les excluant du marché spéculatif. Le comité est toujours à la recherche de collaborateurs, de personnes qui ont à cœur l’accessibilité au logement pour tous et qui seraient en mesure de contribuer.
Joanie Gravel
Les Habitations des Tisserandes

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