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Dan Dorais prend sa retraite après 37 ans dans les Forces armées canadiennes

Cette année, de nombreuses organisations de la région ont célébré le jour du Souvenir, comme elles le font chaque année. Les légions de Hemmingford, de Huntingdon et d’Ormstown ont toutes tenu leurs propres cérémonies, et la bibliothèque d’Ormstown a organisé une exposition d’art en l’honneur de cette journée. Dan Dorais, un résident de Huntingdon et ancien combattant des Forces armées canadiennes, affirme que pour lui, la célébration du jour du Souvenir « sera toujours une priorité » et qu’il « participera au défilé aussi longtemps que possible ».

M. Dorais s’est joint aux Forces armées canadiennes en 1984. Sa carrière s’est étendue sur plus de 37 ans, comptant notamment cinq missions d’une durée de six mois ou plus. Il a travaillé avec l’Organisation des Nations Unies à Chypre lors de deux opérations Snowgoose en 1989 et de 1990 à 1991. Il a ensuite servi avec la Force de stabilisation de l’OTAN en ex-Yougoslavie en 1999 et en 2004. D’avril à octobre 2001, il a été affecté à la Station des Forces canadiennes (SFC) Alert, dans le Grand Nord canadien, au 82e parallèle ; il avait déjà effectué une mission de deux mois dans la même région en 1995. Il a également travaillé en Haïti, en 1998, où il a formé des soldats argentins qui prenaient la relève des Canadiens en partance.

 

Date : 16 mai 2022Endroit : Valcartier, QuébecPortrait de départ dans la dignité de :Rang : CplPrénom : DanielNom de famille : DoraisInitiale(s) : JYDPosition actuelle : Chauffeur CmdtNom du métier : BlindéUnité : QG 5 GBMCMOSID : 00005Post-nominaux : CDPhoto: Caporal Marc-André Leclerc, Section Imagerie, Valcartier
Dan Dorais, vétéran des Forces armées canadiennes, met en lumière l’importance du jour du Souvenir, alors qu’il revient sur ses 37 années de carrière à représenter le Canada dans le cadre de plusieurs missions à travers le monde. Caporal PHOTO Marc-André Leclerc, Section Imagerie, Valcartier

 

Lorsqu’il s’est engagé dans les Forces armées, M. Dorais cherchait une certaine discipline dans sa vie. Il a obtenu son diplôme de l’École secondaire Arthur-Pigeon en 1983, plus précisément un double diplôme, un pour ses études régulières et un autre pour devenir électricien en bâtiment. « Je me cherchais un peu. Je n’étais pas nécessairement un mauvais garçon, mais j’étais plutôt rock-and-roll », raconte-t-il. C’est son frère qui lui a recommandé de se tourner vers les Forces armées canadiennes, et il s’est finalement enrôlé au centre de recrutement de Montréal : « Après trois jours d’entraînement, j’ai appelé ma mère, et je pleurais comme un enfant. Je lui ai demandé de venir me chercher ; j’étais en enfer », se souvient-il.

Au début, M. Dorais n’était pas sûr d’avoir pris la bonne décision : « Je ne voulais rien avoir à faire avec ça et je ne pensais pas avoir trouvé ma place dans l’armée. Pourtant, ils ont dû voir que j’étais un assez bon soldat, bien que je ne l’aie pas fait exprès, car après seulement deux ans et demi, ils m’ont envoyé suivre un cours en vue de devenir caporal-chef ». Habituellement, il faut attendre au moins cinq ans avant d’obtenir ce type de promotion. Après environ six ans, il a été promu sergent, grade qu’il a conservé pendant des années jusqu’à ce qu’il demande à revenir au grade de caporal-chef. « J’aime travailler, mais je ne suis pas un superviseur, je ne suis pas un organisateur de personnel. Donnez-moi du travail à faire », dit-il.

M. Dorais accorde une grande importance à la perpétuation des célébrations du jour du Souvenir. Même s’il n’y a plus beaucoup d’anciens combattants de la Seconde Guerre mondiale, il est tout de même important de participer à cette journée : « Cela me rend tellement triste de voir que beaucoup moins de gens portent un coquelicot. C’est comme si on l’oubliait », remarque-t-il. Il souligne que nous récoltons, encore aujourd’hui, les fruits du travail de tant de personnes, et qu’il est important de se souvenir d’elles. « C’est incroyable ce que les gens ont fait à l’époque ; ils ont sacrifié leur jeunesse afin que nous puissions vivre librement », ajoute-t-il.

M. Dorais s’inquiète également du fait que les gens semblent moins enclins à s’engager auprès de la Légion. Il rappelle aux gens que « la Légion n’est pas seulement la campagne du coquelicot » et qu’elle est là pour offrir un soutien aux personnes qui reviennent des Forces armées canadiennes et qui ont besoin d’une communauté. « Je suis revenu avec quelques blessures physiques, mais j’ai de la chance, vu le nombre de missions que j’ai effectuées, d’être bien d’un point de vue psychologique, dit-il, ajoutant [qu’il a] beaucoup d’amis qui sont revenus avec un trouble de stress post-traumatique (TSPT) et d’autres séquelles de ce genre après l’Afghanistan et la Bosnie. [Il] pense donc que c’est important que les organisations soient là pour soutenir les gens vivant ces situations ».

Ce dont il avait besoin

Le temps que M. Dorais a passé dans l’armée a développé en lui de nombreuses valeurs fondamentales : « Ça m’a donné une confiance en moi que je n’avais pas avant. Ça m’a appris à travailler en équipe, à faire preuve de camaraderie et à développer un esprit de corps. Je ne sais pas ce que j’aurais fait sans eux », dit-il, expliquant que la discipline est ce dont il avait besoin. Les Forces armées lui ont également inculqué trois principales valeurs : « respecter la dignité de toute personne, servir le Canada avant soi-même, obéir à l’autorité légitime et la soutenir ».

 

M. Dorais avec Dan Galipeau, défunt résident de Huntingdon. Il dit de M. Galipeau qu’il était l’un de ses « héros de guerre » en raison de sa détermination à se battre pour le Canada pendant la Seconde Guerre mondiale ; il est allé jusqu’à falsifier ses papiers afin de paraître assez vieux pour s’enrôler dans l’armée. PHOTO fournie

 

M. Dorais mentionne qu’il a remarqué, au cours de son travail à travers le Canada, que le Québec semble avoir le moins de reconnaissance pour les militaires : « J’aimerais que nous soyons fiers de l’armée », dit-il, ajoutant qu’il espère que l’appréciation des Forces armées dans cette province augmentera.

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2 Commentaires

Hélène 2022-11-19 at 06:17

Wow quelle joie de lire ton cheminement au sein des Formes armées canadiennes. Tu peux être fier de toi,

Ta “petite cousine” Hélène

Reply
Dan Dorais 2022-11-17 at 00:52

Merci Beaucoup Mme Forester pour l’article. Cela m’a vraiment touché que l’on me contacte pour un article dans le journal local de ma ville natale. On a beau sortir le gars de Huntingdon, mais on ne sort pas Huntingdon du gars!

Il y a par contre si je peux me permettre, un Erratum en ce qui a trait à l’abandon de grade que j’ai fait en 1993, j’ai demandé de revenir CAPORAL et non pas CAPORAL-CHEF. possiblement juste moi qui va s’en apercevoir.

Merci à l’équipe du Gleaner. Soyez avisé que j’en ai profiter pour prendre un abonnement d’un an.

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