Le Parc Safari ouvrira ses portes pour la dernière fois le 31 mai.
Serge Lussier, le nouveau président et directeur général du Parc Safari, a déclaré avoir de grands projets pour le zoo situé à Hemmingford, qui sera désormais ouvert à longueur d’année. « Je veux développer le parc pour qu’il devienne la destination zoologique la plus importante en Amérique du Nord », s’est-il exclamé, ajoutant qu’il se donnait cinq ans pour réaliser ses projets.
M. Lussier connaît bien le Parc Safari, car il y a passé 23 ans en début de carrière, dont 15 en tant que directeur de la zoologie. Au cours de son mandat, il a influencé la création des tunnels des lions et de nombreux autres projets. Depuis, il a transformé l’African Lion Safari à Hamilton, le Parc Oméga à Montebello et le Zoo de Vancouver.
Le directeur général s’est présenté aux nouveaux employés et à ceux qui sont de retour en poste lors d’une des deux séances d’orientation organisées le 3 mai. Il s’est adressé à la salle bondée avec le sourire.
« Ce n’est plus le même Parc Safari ».
Visionnaire et défenseur de l’environnement, M. Lussier est ravi de travailler avec Batipart, la société de développement luxembourgeoise qui a racheté le Parc Safari à son ancien propriétaire, Jean-Pierre Ranger, au début de l’année. Cette société, qui investit dans des projets immobiliers, touristiques et hôteliers en Europe, en Afrique et en Amérique du Nord, dont le Parc Oméga, soutient les projets de M. Lussier pour rénover le Parc Safari.

« Nous allons créer un parc unique », s’est exclamé M. Lussier, en affirmant que les gens ne visitent plus les zoos uniquement pour regarder les animaux. « Quand vous entrez dans le Parc Safari, vous devez en ressortir enrichi, a-t-il poursuivi. Il y a eu tellement de changements dans le domaine zoologique au cours des 20 dernières années, cela a vraiment évolué et changé. La perception de notre public a également évolué ».
M. Lussier a été à l’avant-garde de cette évolution en tant que commissaire à l’accréditation de Aquariums et Zoos Accrédités du Canada (AZAC). « J’ai établi la norme et je la relève, a-t-il déclaré. Nous visons l’immersion, la découverte et l’éducation, tout en travaillant à la conservation. Nous allons construire des installations extraordinaires sur le site. Nous allons vivre en immersion au milieu de cette faune extraordinaire », promet-il, précisant qu’il a déjà cinq projets en cours et plusieurs autres en phase de conception.
Nouvelles arrivées
Outre l’arrivée habituelle de nouveau-nés au Parc Safari, M. Lussier se réjouit d’accueillir de nouvelles espèces dès ce printemps. Il attend l’arrivée prochaine d’un couple de léopards des neiges mâle et femelle provenant du zoo de Calgary. Il espère que ces animaux menacés se reproduiront dans le cadre du Plan pour la survie des espèces (SPP). Trois autres léopards des neiges nés en juin dernier au zoo de Granby arriveront à l’automne, lorsqu’ils auront atteint l’âge de 18 mois et pourront être déplacés.
Le Parc Safari participera également à une belle histoire de sauvetage de deux chatons cougars orphelins dont la mère a été tuée par des chasseurs à Canmore en février. Les chatons ont été soignés par l’équipe vétérinaire du Wilder Institute/Calgary Zoo, mais ils sont trop jeunes pour être relâchés dans la nature. M. Lussier a expliqué dans une entrevue exclusive que les deux petits, un mâle et une femelle, sont actuellement pris en charge temporairement au zoo de Vancouver jusqu’à ce qu’il puisse les accueillir à la fin du mois.
« Quand ils m’ont appelé, j’ai dit que c’était parfait, car ces couguars ont une histoire qui mérite d’être racontée, a déclaré M. Lussier. Il n’y a pas qu’en Afrique qu’il y a des braconniers. Il y en a ici aussi », a-t-il expliqué, soulignant que les chatons permettront également au Parc Safari de sensibiliser les visiteurs à des sujets importants tels que l’empiètement de l’homme sur la faune sauvage et ses habitats. « Les gens vont voir les animaux. Ils vont lire leur histoire. Et ils vont alors comprendre que nous devons protéger notre nature. Ça va être magnifique ».

M. Lussier indique qu’il est également sur une liste d’attente pour des tigres de Sibérie, mais que cela pourrait prendre un certain temps car ils sont en voie de disparition et qu’il devra passer par le programme SSP.
« Ce sont des tigres qui aiment la neige », a-t-il déclaré, avant de décrire son projet d’entourer la zone d’observation des grands félins afin que les visiteurs puissent observer les animaux dans un environnement immersif, et chauffé, tout au long de l’année. « Nous avons besoin d’expériences qui nous touchent. C’est ce qui est important », a-t-il insisté.
M. Lussier a admis qu’il avait beaucoup de travail à faire pour préparer la saison hivernale, mais pour l’instant, il se concentre sur la préparation du site pour l’ouverture à la fin du mois. « Nous investissons beaucoup pour mettre le parc aux normes », a-t-il déclaré, soulignant que même s’il s’agit d’un investissement majeur, M. Batipart et lui-même croient fermement en l’avenir du Parc Safari.

