The Gleaner
Agriculture

De moutons et d’autosuffisance

Le « retour aux sources » peut avoir une définition différente pour certains. Pour Sylvie Racette, propriétaire de la Micro-ferme « Retour aux sources » située à Saint-Anicet, cela signifie : autosuffisance. Mme Racette explique qu’elle et son mari adoptaient déjà des manières autosuffisantes, avant même d’être enregistrés dans le domaine agricole.

Principalement producteur d’ovins et de caprins, le couple possède déjà une quinzaine de moutons ainsi qu’une demi-douzaine de chèvres alpine pour subvenir aux besoins de leur entreprise.

« Nous transformons le lait de chèvre en savon, shampoing et baume pour les mains sans parfum ni colorant artificiel, commente Mme Racette. Nous pensons de plus en plus à faire nos produits à partir de lait de brebis, pour rentabiliser tous les côtés du mouton et ne garder que des moutons à la ferme ».

Mis à part ces produits naturels, la micro-ferme offre également des produits divers tels que paniers de rangement, balles de sécheuse et miel artisanal. « Nous allons éventuellement mettre en vente notre teinture maison. Elle est faite à partir de fleurs et de plantes et je crois que notre jardin nous permettra d’avoir une bonne quantité cette année », informe la propriétaire. 

Commerce de la laine

Mme Racette explique qu’elle et son mari sont présentement dans un processus circulaire pour ce qui est de la production ovine. N’ayant pas le volume nécessaire pour un commerce en boutique, ils se concentrent sur un plus petit marché. « Nous avons des races dont la fibre est spécifique pour le textile, c’est-à-dire : du Rambouillet et du Bluefaced Leicester », énumère-t-elle en expliquant qu’il existe plus d’une centaine de races de moutons et que chaque laine à sa spécificité.

 

Deux agneaux du troupeau de la ferme Micro ferme Retour aux sources PHOTO Micro ferme retour aux sources

 

Malgré sa passion du textile, Mme Racette explique qu’elle ne désire pas se lancer dans l’acquisition d’un grand troupeau, puisque « le commerce de laine n’est pas assez rentable ». En effet, la transformation de la laine est le problème principal de ceux qui désirent se lancer dans ce commerce au Québec.

« Nous vendons notre laine en écheveaux et en toison, explique-t-elle. Pour le filage, nous faisons affaire avec des petites filatures artisanales, car ce sont les seules qui acceptent notre bas volume de laine, et ces filatures sont toutes situées à l’extérieur de la province, ce qui augmente les frais de transport et les listes d’attentes de ces entreprises sont d’environ 30 à 32 semaines ». 

Même si le marché n’est pas très rentable, elle souligne qu’il mérite à être développé et qu’elle et son mari sont dévoués à aider les producteurs ovins à utiliser la laine des moutons qui n’est pas de nature textile, mais qui pourraient être utilisés à d’autres fins.

« Nous sommes encore beaucoup dans l’éducation et la sensibilisation pour la transformation de la laine au Québec. Nous donnons des conférences, démonstrations et formations à domicile, ce qui contribue à une grande partie de notre entreprise », précise la propriétaire.

Parrainer un mouton

Afin de financer les soins apportés à son troupeau ainsi que la nourriture, la micro-ferme offre également la possibilité de parrainer l’un de ses moutons. Le processus comprend différents niveaux de parrainage allant entre 80 et 300 $. « La personne reçoit un certificat de parrainage pour un an et, selon son forfait, elle pourrait recevoir des rabais, des cadeaux ou même une toison complète », précise Mme Racette. Le parrainage inclut également une visite à la ferme, afin de visiter son mouton.

« Nous affichons les moutons vers le mois de juin et les gens attendent ce moment avec impatience, ajoute-t-elle. D’habitude, ça ne prend que 3 ou 4 jours et ils sont déjà tous parrainés ».

Pour plus d’informations sur la Micro-ferme « Retour aux sources » ou pour parrainer un mouton, vous pouvez visiter leur site internet : https://www.microfermeretourauxsources.ca/

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