Cette année, le Marché Fermier du Comté de Huntingdon fête son 20e anniversaire.
Notre trésor de marché régional est né d’un projet pilote lancé par l’ancien CLD du Haut Saint-Laurent. Il était géré à l’origine par un conseil d’administration composé de la présidente, Patricia Whitford, du vice-président, Francis Jourdain, de la trésorière, Diane McLean, et de la secrétaire, Carolyn O’Grady. Les premières responsables du Marché étaient Tanya Aberman et Kelly Greig. Dès le départ, la création d’un marché était très appréciée par la communauté ; 60 personnes ont assisté à la première réunion d’information et au moins 20 agriculteurs étaient intéressés à devenir vendeurs. Depuis ses débuts, le marché est ancré dans la communauté et ne présente que des exposants du Haut-Saint-Laurent et des municipalités environnantes.
La première année, le Marché n’a eu lieu que du mois de juillet à la première semaine d’octobre, mais dès sa depuis deuxième saison, il se déroule de mai à octobre. Au fil des ans, le Marché s’est développé par rapport à son modèle initial, qui proposait seulement un jour par semaine. Cynthia Roy, la coordinatrice actuelle, explique que, bien qu’ils organisent toujours des marchés hebdomadaires le mercredi, à Huntingdon, ils ont également organisé des marchés spontanés à Howick, Dundee et Saint-Stanislas-de-Kostka pendant l’été. De plus, ils organisent trois marchés de Noël et trois ou quatre marchés d’hiver lors de la période allant de février à avril.
« Le Marché fermier du comté de Huntingdon joue un rôle vital dans notre communauté en soutenant les petits producteurs et en créant des liens directs entre les producteurs et les citoyens », explique Mme Roy. Le Marché permet aux consommateurs d’avoir accès à des produits frais qui ont été cultivés ou fabriqués localement en plus d’être un espace communautaire où les gens peuvent se rassembler. « C’est un endroit idéal pour rencontrer des gens et prendre de leurs nouvelles », ajoute-t-elle. Par ailleurs, il permet aux personnes qui n’ont rien à voir avec l’agriculture d’en savoir plus sur l’origine de leurs aliments.

Mme Roy souligne qu’au vu de la situation économique actuelle, c’est une bonne idée de revenir aux sources et de visiter les marchés locaux. « Encore aujourd’hui, les gens aiment comparer les marchés fermiers et les épiceries. Oui, vous dépensez peut-être plus au départ, mais les produits que vous achetez dans un marché fermier durent beaucoup plus longtemps et vous savez exactement d’où ils viennent », dit-elle. Dans une épicerie, il est difficile de savoir depuis combien de temps un produit est sur le présentoir, alors qu’à un marché, les consommateurs savent qu’il a été produit, cueilli ou cuit fraîchement. Le comité du Marché choisit également les exposants en fonction de leur emplacement et de la qualité des services qu’ils offrent à la population.
Le Haut-Saint-Laurent regorge de producteurs et d’entrepreneurs, et le Marché est un espace où les consommateurs et les producteurs se rencontrent et échangent directement. Les consommateurs ont ainsi la possibilité de poser des questions sur la meilleure façon d’utiliser et de conserver leurs aliments. De plus, selon Mme Roy, « chaque cent dépensé dans les marchés fermiers revient d’une manière ou d’une autre dans l’économie locale ».
Le marché est toujours à la recherche de bénévoles pour aider au montage et au démontage. Il recherche également des artistes locaux pour jouer de la musique en direct les jours de marché, donner des mini-conférences ou faire des démonstrations culinaires pour les visiteurs. La clé de la longévité du Marché, qui se classe parmi les premiers marchés ruraux de la province, est qu’il permet aux gens de soutenir le mouvement d’achat local tout en favorisant un sentiment d’appartenance en offrant la possibilité de nouer des liens avec ses voisins.

