The Gleaner
Agriculture

Des fleurs d’ail évitent le compost et deviennent virales

Traduit par Sabrina Vaillancourt

À Ormstown, il existe une fermette « inspirée de la permaculture » : la ferme Au jour le jour. Cette année, elle propose plusieurs types de produits, notamment de l’ail à col rigide – une culture qui produit des tiges florales (hampes) vertes qu’il faut couper et qui sont agréables à manger. La ferme appartient à Jamil Azzaoui.

M. Azzaoui est plutôt nouveau dans le domaine de l’agriculture ; il a passé la majeure partie de sa vie dans le monde du spectacle, plus particulièrement dans le domaine de la musique. Au cours de sa carrière, il a fait un peu de tout, ayant eu les titres de chanteur, de producteur et de promoteur, pour n’en nommer que quelques-uns. M. Azzaoui raconte qu’il a commencé sa carrière « en tant qu’agent de promotion pour les Gipsy Kings », et qu’il a travaillé avec Richard Desjardins, Garou, Dan Bigras et Luce Dufault. Bien qu’il se soit éloigné de la scène pendant sa vingtaine, il y est retourné au cours de sa quarantaine. Il a passé un certain temps en qualité d’auteur-compositeur-interprète et a fait beaucoup de musique basée sur la comédie.

 

Plusieurs boîtes débordant de fleurs d'ail
80 kilogrammes de fleurs d’ail ont failli finir au compost avant d’être sauvés par un message sur Facebook.

 

Lorsque la pandémie est survenue, M. Azzaoui a cherché une autre discipline pour occuper son temps et a été attiré par l’idée de l’autosuffisance alimentaire : « On entend parler de ce terme partout. Le premier ministre en parle. On a vu les difficultés qu’on a eues lorsqu’il y avait des problèmes de transport et que les frontières étaient fermées. C’est donc là que tout a commencé », explique-t-il.

Il précise que son entreprise suit un modèle de permaculture, mais qu’elle n’est pas une permaculture à 100 %. Il indique qu’il y a une chose sur laquelle tous ceux qui participent à la permaculture peuvent se mettre d’accord, c’est-à-dire qu’il y a trois règles à suivre : « La première est que vous devez prendre soin de vous, de votre famille et de votre entourage. La seconde est que vous devez prendre soin de la vie du sol et faire attention à ce que vous infligez au sol. La troisième est que vous devez distribuer l’excédent d’une manière juste et équitable. » Au sein de son exploitation, il veille à ce que le sol reste sain et puisse être utilisé année après année sans être endommagé. Il s’efforce également de conserver la terre telle qu’elle est, ce qui signifie qu’il travaille en tenant compte des particularités naturelles, telles que les poches d’eau, que d’autres agriculteurs pourraient éliminer. Il laisse ces éléments intacts afin de promouvoir la biodiversité et de préserver les grenouilles et les insectes.

La plupart des produits qu’il cultive et vend sont très peu rentables. Il vit principalement de la vente d’ail, qui est l’un des principaux produits de la ferme.

À la rescousse des fleurs d’ail

Récemment, M. Azzaoui a publié sur Facebook un message indiquant qu’environ 80 kilogrammes de fleurs d’ail qu’il avait récoltées étaient sur le point de devenir périmés. Dans ce message, il soulignait que les gens pouvaient passer en prendre quelques-unes s’ils le désiraient. La publication a suscité un grand intérêt et est devenue virale, récoltant plus de 450 000 vues : «J’ai eu des milliers de partages, de commentaires et de messages. Les gens sont venus en chercher, et en trois heures, je les avais toutes données, indique M. Azzaoui. Les gens ont été très généreux et beaucoup ont fait des dons par virement électronique [à la ferme] ».

En parlant d’ail, le 16 juillet, la ferme Au jour le jour organise une grande journée de récolte d’ail frais ; M. Azzaoui recherche donc 15 volontaires pour l’aider. En échange, chaque personne recevra un kilo d’ail frais et un repas. La journée débutera à 9 h. Malheureusement, les enfants ne sont pas les bienvenus pour l’instant. M. Azzaoui encourage les gens à se manifester et à s’inscrire comme bénévoles pour la journée.

La ferme elle-même est une installation simple ; elle comprend un petit kiosque où les gens peuvent obtenir leurs produits. « Nous ne sommes que deux, donc nous ne sommes pas une grosse équipe. Le kiosque est en libre-service. La philosophie qui l’anime est vraiment importante ; il y a une boîte et les clients y mettent l’argent. Nous sommes dans le champ, nous ne pouvons pas être partout », précise-t-il.

La petite taille de l’équipe impose ce modèle et M. Azzaoui espère que les gens le respecteront : « Nous faisons confiance aux gens, et jusqu’à présent, nous n’avons jamais eu de problèmes. » Il est enthousiaste à l‘idée de continuer à travailler sur sa ferme, et il a hâte de rencontrer et de travailler avec les bénévoles le 16 juillet.

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