The Gleaner
Agriculture

Des paniers qui font du bien

Avec l’été qui approche, les paniers de légumes sont de retour pour une nouvelle saison. Dans la région, trois fermes travaillent avec le Réseau des Fermiers de Famille (RFF) pour fournir des paniers de produits de l’agriculture soutenue par la communauté (ASC) aux membres à plusieurs points de livraison locaux.

L’objectif du RFF est de rapprocher le plus possible les agriculteurs et leurs clients. Grâce au réseau, de nombreuses petites fermes biologiques participent à la vente de paniers ASC via un service d’abonnement. Les clients paient un prix fixe pour un certain nombre de paniers de légumes tout au long de la saison. Ce service d’abonnement est efficace et bénéfique à la fois pour l’agriculteur et le consommateur.

L’une des fermes de la RFF est Les Jardins de la Résistance, située à Ormstown. Jessica Elwell cultive des produits ici depuis 13 ans et a vu de ses propres yeux les effets positifs du RFF : « Avant de faire partie du RFF on plafonnait à environ 130 paniers. C’était vraiment difficile pour nous d’avoir plus de clients, parce qu’on était limité dans notre pouvoir promotionnel ». Faire partie de cette organisation les a aidés à grossir, car la promotion est disponible par le biais d’un réseau beaucoup plus vaste.

Les Jardins Glenelm à Elgin travaillent avec les paniers ASC depuis huit ans. L’agriculteur Ian Ward affirme que « les paniers sont la clé de l’agriculture biologique à petite échelle. Nous ne pourrions pas avoir la même diversité des cultures, ou les mêmes pratiques, si nous vendions à des prix de gros ». Il décrit le RFF comme une « communauté de gens qui mettent en pratique diverses systèmes de culture au Québec et qui développent des connaissances en déterminant ce qui fonctionne et ce qui ne fonctionne pas. C’est un principe innovant ».

La troisième ferme régionale du réseau est Les Jardins d’en Haut à Havelock, dirigée par Mylaine Massicotte et qui travaille également avec les paniers ASC depuis huit ans. Elle explique que « l’avantage d’avoir de l’argent à l’avance » par le biais d’abonnements aide grandement parce que « nous avons beaucoup de dépenses à couvrir en début de saison » telles que la rémunération des employés et les coûts associés à la croissance de divers produits à plus long terme.

 

PHOTO Les Jardins Glenelm

 

Ces fermes sont fortement impliquées dans la communauté. Tous trois sont membres de la Coopérative pour l’Agriculture de Proximité Écologique (CAPÉ), qui abrite le RFF. « Une partie de leur mission consiste simplement à faire connaître l’agriculture biologique locale et à quel point elle est géniale », explique Jessica Elwell. La CAPÉ offre également des ateliers et des ressources aux agriculteurs, et aide à la préservation des terres agricoles face au boom du développement urbain que l’on connaît actuellement au Québec et jusque dans nos campagnes.

Ces dernières années, il y a eu pas mal de petites exploitations qui ont vu le jour, ce qui a un effet positif sur l’environnement. Ian Ward explique que c’est un « bon moyen pour limiter les émissions de gaz à effet de serre. « Couper le nombre insensé de kilomètres que [la nourriture] parcourt avant d’atteindre notre assiette est une grande partie de la solution. La seule raison pour laquelle nous avons ces réseaux de transport étalés, c’est la disponibilité de l’essence à faible coût ». Plus de nourriture cultivée et vendue localement signifie moins de consommation d’essence.

Ian Ward mentionne également que « c’est un honneur de gagner la confiance de notre communauté » et que ce genre d’agriculture le rend « vraiment chanceux de pouvoir rencontrer nos clients, de connaître leurs enfants par leur nom et de les regarder grandir en mangeant la nourriture que nous produisons ». Mylaine Massicotte fait écho à ce sentiment en ajoutant que les producteurs qui apprennent à connaître leurs clients « renforcent directement l’esprit communautaire ».

Les abonnements aux paniers de l’ASC ont également des avantages financiers. Parce que les abonnements sont payés à un taux fixe, les clients n’ont pas à s’inquiéter de l’inflation. Jessica Elwell explique « qu’une épicerie dépend d’un fournisseur, de la provenance [des produits] et de beaucoup d’autres facteurs ». Garder la nourriture abordable est un objectif pour son exploitation : « Nous voulons vraiment garder la nourriture accessible pour les gens. Nous ne voulons pas seulement que les gens aisés puissent manger des aliments sains ». Mylaine Massicotte ajoute qu’il s’agit également de la façon dont l’argent est dépensé : « Si nous considérons que 50% de nos coûts sont des salaires, cela signifie que 50% de l’argent retourne aux gens de notre communauté. Nous créons des emplois, nous achetons localement et nous avons un impact direct sur l’économie de la région ».

Les abonnements aux paniers de légumes pour la saison estivale 2022 sont disponibles dès maintenant sur le site web de chacune de ces fermes. Avec l’assouplissement des restrictions COVID liés aux déplacements, les chiffres de vente des paniers est en baisse. Toutefois le service a tendance à être flexible et peut s’adapter aux emplois du temps des clients pour s’assurer qu’ils ont des légumes frais et abordables tout au cours de la belle saison.

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