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La Bouffe Additionnelle a besoin de soutien pour rouler plus loin

La coopérative alimentaire La Bouffe Additionnelle de Huntingdon a récemment reçu un peu moins de 48 500 $ du gouvernement provincial pour acheter de nouveaux congélateurs et de l’équipement automobile. Essentiellement, l’organisme cherche à investir dans un camion réfrigéré, et ce, dans un avenir rapproché.

Ce financement s’inscrit dans le cadre du programme d’infrastructure des banques alimentaires du Québec, qui vise à lutter contre l’insécurité alimentaire en renforçant le réseau d’aide de la province, en réduisant le gaspillage alimentaire et en améliorant la capacité d’entreposage.

La banque alimentaire Moisson Sud-Ouest, qui dessert plus de 80 organismes dans les MRC du Haut-Saint-Laurent, de Beauharnois-Salaberry et de Vaudreuil-Soulanges, a également reçu un financement de 500 000 $ dans le cadre de cette initiative pour l’agrandissement de son nouvel entrepôt à Salaberry-de-Valleyfield. En tant qu’organisme desservi par Moisson Sud-Ouest, la Bouffe Additionnelle a pris connaissance de l’appel de projets par l’entremise de la banque alimentaire régionale.

Un camion réfrigéré permettrait à La Bouffe Additionnelle de parcourir de plus grandes distances pour recueillir les dons de produits alimentaires chez les épiceries locales. Avec le véhicule actuel, l’organisation doit se limiter au secteur de Huntingdon, et les chauffeurs ne peuvent même pas aller jusqu’à Ormstown pour collecter des marchandises, car le camion ne peut pas garder les produits au froid. La situation deviendra encore plus pressante en mai, lorsque les restrictions budgétaires obligeront Moisson Sud-Ouest à cesser ses livraisons dans la région.

Sylvie Racette, directrice de La Bouffe Additionnelle, affirme qu’un nouveau camion est essentiel, mais qu’il manque encore plus de la moitié des fonds nécessaires à l’achat du véhicule. Elle a répondu au deuxième appel à projets de vitalisation de la MRC du Haut-Saint-Laurent, mais elle recherche également des dons privés pour l’aider à couvrir les coûts.

 

La directrice de La Bouffe Additionnelle Sylvie Racette au centre et ses employés Stéphanie Patenaude et Alain Mayer sefforcent de bien approvisionner le garde manger local Lorganisation espère acheter un camion réfrigéré dans un avenir proche PHOTO Sarah Rennie

 

Mme Racette explique qu’en plus de pouvoir recueillir plus de marchandises, l’organisme espère utiliser le camion pour aider les personnes aux prises avec l’insécurité alimentaire dans les régions plus éloignées du Haut-Saint-Laurent qui ne peuvent peut-être pas se rendre à Huntingdon. Elle espère également pouvoir prêter le camion à d’autres organismes communautaires qui luttent contre l’insécurité alimentaire dans la région.

Les besoins ne cessent de croître

Selon Mme Racette, le besoin de soutien alimentaire dans la région est important. « Ça s’accroît. J’ai constaté une augmentation depuis que j’ai commencé en juin dernier », note-t-elle, tout en reconnaissant que la clientèle change. Selon elle, l’organisation est passée de sept ou huit clients par jour à 20. « Le paradigme a changé », souligne-t-elle en précisant que l’organisation est en train d’ajuster ses règles concernant les personnes éligibles à l’aide, car l’inflation fait que même certaines personnes ayant un emploi ou étant propriétaires d’un logement ont, malgré tout, du mal à joindre les deux bouts.

En décembre dernier, l’organisation a distribué 450 paniers alimentaires. Selon Mme Racette, si la demande a augmenté, le nombre de bénévoles a lui aussi augmenté. Au moins 20 personnes se sont portées volontaires pour aider à la distribution des paniers de Noël, et elle a six bénévoles qui viennent régulièrement aider. Elle note que la communauté s’implique de plus en plus. Par exemple, la Darragh Trucking Company a prêté à l’organisation un camion pour empêcher la nourriture de se gâter lorsque les stocks ont dépassé la capacité de leur congélateur en décembre dernier. La Maison Russet a également aidé à stocker des produits congelés. « Les réponses positives sont arrivées rapidement », dit-elle.

Mme Racette note qu’après avoir traversé une période de transition, le garde-manger repose sur des bases solides grâce au soutien de son conseil d’administration et aux nouveaux projets qui se profilent à l’horizon.

« Nous rêvons de pouvoir fournir des paniers de nourriture pour Pâques », dit-elle, suggérant qu’ils pourraient également fournir des paniers au début de l’année scolaire pour aider les jeunes familles, ou pendant d’autres périodes plus difficiles de l’année. « Nous ne nous rendons tout simplement pas compte de l’ampleur des besoins de la communauté », admet-elle.

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