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La communauté locale continue de se mobiliser pour l’Ukraine

Alors que la guerre fait rage en Ukraine, le Haut-Saint-Laurent continue de faire preuve d’une générosité exceptionnelle en amassant des fonds pour soutenir et préparer l’arrivée de familles ukrainiennes réfugiées dans la région. Depuis le début de l’invasion russe, à la fin du mois de février, plus de 8 300 $ ont été versés au fonds Vallée de la Châteauguay pour l’Ukraine. Ce montant est le résultat de diverses collectes de fonds, notamment une partie de basketball de charité, une vente de garage pop-up, des collectes dans des églises, la vente de t-shirts ainsi que des dons provenant d’organisations et de particuliers. D’autres collectes de fonds sont prévues tout au long de l’été.

À ce jour, une partie des fonds a été utilisée pour payer des billets d’avion, certains habitants de la région ayant même proposé d’utiliser leurs points de fidélité pour couvrir les frais de vol. Cette équipe locale a déjà collaboré avec des personnes en Alberta pour aider à faire venir à Edmonton une famille de sept personnes, dont une femme qui a perdu son mari à Marioupol. Le groupe restera une nuit chez la famille Quinn, à Godmanchester, le temps d’une escale à Montréal, avant de partir vers l’ouest.

Stephanie Maynard indique qu’elle et son partenaire, Philip Quinn, ont également hébergé temporairement deux autres familles en transit, les vols entre Paris et Montréal étant souvent moins chers : « Nous sommes nombreux à leur offrir la possibilité de s’arrêter pour quelques nuits après un long voyage », explique-t-elle. Les Quinn accueilleront une mère et son fils, en provenance de Kyiv, à la fin du mois de juin, et au moins deux autres familles ont maintenant reçu des visas ; ces dernières devraient commencer leur séjour dans des familles d’accueil sous peu. Plusieurs autres familles ont été jumelées à des hôtes locaux, mais sont toujours en attente de documents administratifs.

Mme Maynard a également joué un rôle déterminant dans le jumelage de sa voisine, Marie-Ève Caza, avec Serhii Liashenko et sa femme Ania, qui sont arrivés de Pologne le 16 mai avec leur fils Damian, âgé d’un an. « Nous avions de l’espace dans la maison et une voiture que nous n’utilisons qu’à l’occasion », précise Mme Caza. Elle admet que l’arrivée d’un enfant en bas âge dans la maison qu’elle partage avec son mari, Dave, a nécessité un changement de rythme, mais qu’ils sont prêts à s’adapter : « Pour moi, c’était simple, je me suis dit que si j’étais à leur place, je voudrais que quelqu’un m’accueille et m’accompagne dans ce processus », dit-elle.

Mme Caza souligne que le couple aime la région et profite de la campagne. « Nous avons vraiment de la chance d’avoir trouvé une famille aussi sympathique avec laquelle nous nous entendons bien », dit-elle. Chaque famille a son propre espace, et elles partagent des zones communes, comme la cuisine. « Nous partageons les corvées et échangeons des recettes, explique-t-elle, tout en admettant que la barrière de la langue peut être difficile. Chaque soir, nous partageons un repas et tentons d’échanger autant que possible. Certains soirs sont plus tranquilles, et d’autres les discussions vont bon train, et nous rions à comparer nos différences de cultures », dit-elle.

Pour l’instant, M. Serhii a trouvé un emploi chez le Groupe SH à Huntingdon, qui lui a fait passer un entretien dès son arrivée. Mme Liashenko, quant à elle, travaille avec Mme Caza à La Ferme Quinn, en gardant le petit Damian à ses côtés : « C’est du sport de travailler avec son bébé toute une journée, mais pour le moment, elle est contente de pouvoir avoir un emploi qui ne nécessite ni permis de conduire ni garderie », explique Mme Caza, tout en reconnaissant que les options sont limitées en région.

Quant à la réaction de la communauté de la région à l’égard de la famille, Mme Caza affirme que les gens ont été très accueillants : « La famille nous a même avoué avoir été surprise par cet accueil aussi chaleureux, déclare Mme Caza. Tout le monde fait sa part, et je ne pense pas que la famille se rende compte de l’ampleur du soutien dont elle bénéficie », dit-elle, en ajoutant qu’elle attend avec impatience l’arrivée d’autres Ukrainiens dans la région, afin que la jeune famille puisse élargir son réseau dans une langue qui lui est familière.

Les nouveaux arrivants auront éventuellement besoin d’un logement meublé, d’un emploi bien rémunéré offert par des employeurs qui les soutiennent, de services de garde pour leurs enfants, de moyens de transport fiables et d’une aide pour surmonter les barrières linguistiques. La liste est impressionnante, mais la volonté de la communauté de soutenir ces nouvelles familles, et la générosité de ceux qui deviennent hôtes, le sont tout autant. Par exemple, un professeur de français du coin qui a travaillé avec la famille Liashenko s’est porté volontaire pour donner des cours de français, ce qui sera d’une aide précieuse, selon Mme Maynard. Un autre exemple est l’appel lancé récemment sur les médias sociaux par une famille d’accueil à la recherche de meubles ; la réponse a été immédiate.

« La communauté est géniale, déclare Mme Caza. Je savais que notre région était remplie de bonté, mais je suis impressionnée », s’exclame-t-elle. Mme Caza n’hésite pas non plus à encourager tous ceux qui envisagent de devenir hôtes à le faire : « Cela demande parfois du temps et de l’énergie, mais ce n’est rien comparé à ce que les Ukrainiens doivent faire pour venir ici ».

De plus amples informations concernant la mobilisation locale par rapport à la guerre en Ukraine sont disponibles sur la page Facebook Vallée de la Châteauguay pour l’Ukraine.

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