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La grippe aviaire détectée dans un troupeau du Haut-Saint-Laurent ; l’exposition de volailles annulée

L’Agence canadienne d’inspection des aliments (ACIA) a confirmé que, pour la première fois, un cas d’influenza aviaire hautement pathogène (IAHP) de type H5N1 a été détecté dans le Haut-Saint-Laurent, soit le 3 mai dans un petit troupeau de volailles.

Ainsi, l’ACIA a identifié une zone de contrôle primaire comprenant la ville de Huntingdon, des secteurs de Godmanchester, de Hinchinbrooke et d’Elgin, ainsi qu’une zone infectée dans cette région. Par conséquent, un permis est maintenant requis pour le déplacement des oiseaux, de leurs produits et sous-produits, ainsi que des articles ayant été exposés aux oiseaux, et ce à l’entrée, à la sortie, à l’intérieur ou à travers la zone contaminée. Les Éleveurs de volailles du Québec recommandent à tous les producteurs de volailles, ainsi qu’à ceux impliqués dans l’industrie, d’éviter de se déplacer inutilement dans cette zone.

Depuis qu’un premier cas a été identifié dans une ferme avicole commerciale, le 12 avril, dans la MRC du Val-Saint-François, sept établissements infectés ont été recensés au Québec. Les régions au sein desquelles des éclosions dans les populations d’oiseaux domestiques ont été confirmées comprennent également le Haut-Saint-François, Brome-Missisquoi et Les Sources. Tout récemment, le 4 mai, une éclosion a aussi été constatée dans un petit troupeau non avicole à Sainte-Sophie, dans les Laurentides.

Compte tenu de la gravité de la situation, l’Association des éleveurs de bétail du district de Beauharnois (LBA) a pris la décision d’annuler l’exposition de volailles qui devait avoir lieu dans le cadre de l’Expo Ormstown Desjardins. « Comme notre foire est l’une des premières au Québec, nous avons jugé qu’il était plus sûr d’annuler maintenant, plutôt que d’attendre, de laisser tout le monde s’inscrire, puis de devoir annuler leurs inscriptions, » a expliqué Sue Morison, directrice de la LBA.

Pour Matthew Elliot, le représentant de la volaille au sein du comité de l’Expo Ormstown, cette décision a été prise par prudence : « Nous avons des oiseaux qui viennent de l’autre côté de Toronto et de l’Île-du-Prince-Édouard, » souligne-t-il en parlant de la popularité de l’exposition de volailles de la foire. Il ajoute également que « tout le monde apporterait des germes de leur poulailler dans une même grange, » expliquant que cela créerait des conditions optimales pour la propagation du virus.

Producteur d’œufs à Howick, M. Elliot admet que même s’il est regrettable de devoir annuler l’exposition pour une troisième année consécutive, le risque n’en vaut tout simplement pas la peine. « D’après ce que j’entends, [les producteurs] le remarquent un jour, et dans les cinq jours qui suivent, la grange est détruite, » dit-il, précisant qu’il utilise désormais une biosécurité renforcée dans son exploitation.

L’éleveur de poulets, Douglas Bryson, a également renforcé les mesures de biosécurité de sa ferme, à Ormstown. « À partir de maintenant, je mets en place des bains de désinfection pour les bottes, ainsi qu’une désinfection et un nettoyage réguliers des couloirs, » déclare-t-il, tout en soulignant qu’il a été démontré que la désinfection élimine le virus. D’autres procédures de biosécurité consistent à empêcher tout contact avec les oiseaux sauvages, à nettoyer régulièrement et soigneusement les granges, les cages et tout équipement ou conteneur de nourriture entrant en contact avec les oiseaux, à limiter le nombre de visiteurs et à surveiller attentivement tous les troupeaux afin de détecter les signes de maladie. Tous les propriétaires d’oiseaux de la région sont légalement tenus d’informer un vétérinaire ou l’ACIA de tout symptôme en composant le 450-768-6763.

« Il est très important que les gens gardent leurs oiseaux à l’intérieur jusqu’à ce que les oies soient passées, [et] qu’ils n’utilisent qu’une seule paire de chaussures ou de bottes lorsqu’ils s’occupent de leur troupeau afin d’éviter de répandre des matières fécales, » a déclaré M. Bryson. Les Éleveurs de volailles du Québec rappellent que même lorsque les oiseaux migrateurs auront quitté la région, les producteurs devront rester vigilants. Cette souche du virus de la grippe aviaire peut vivre pendant des semaines sur le sol et dans les champs par temps frais et humide.

 

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