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La grippe aviaire se répand chez les bovins

L’infection inhabituelle d’une vache par l’influenza aviaire hautement pathogène a entraîné une éclosion de la maladie dans des fermes laitières de neuf États américains. Le Québec a réagi rapidement en élaborant une stratégie de prévention, de surveillance, de contrôle et de protection visant à empêcher la propagation de la maladie chez les bovins laitiers.

Le 9 mai dernier, les producteurs laitiers ont été invités à participer à un webinaire détaillé présenté par le Dr Luc Bergeron, vétérinaire en chef pour le ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation (MAPAQ).

« La collaboration de toute l’industrie des producteurs laitiers est extrêmement importante pour assurer le suivi de cette maladie, pour essayer de prévenir son introduction au Québec et au Canada, et dans le cas où la maladie serait introduite, pour pouvoir la contrôler dans les fermes », a déclaré M. Bergeron, avant d’évoquer le portrait clinique et l’épidémiologie de la maladie.

Le 25 mars, le département de l’Agriculture des États-Unis a informé l’Agence canadienne d’inspection des aliments (ACIA) qu’un cas d’influenza aviaire avait été confirmé chez des vaches laitières. Une première transmission, d’un oiseau sauvage à une vache laitière, a eu lieu au Texas. Une fois infectée, la vache a pu excréter la maladie dans son lait et transmettre le virus d’une vache à l’autre par l’intermédiaire d’un équipement de traite contaminé, par exemple. En date du 12 mai, au moins 42 cas ont été confirmés aux États-Unis. À ce jour, aucun cas n’a été détecté chez des veaux ou des bovins de boucherie.

Pour le moment, aucun cas n’a été répertorié au Canada.

M. Bergeron a fait remarquer que, même si la grippe aviaire n’est pas une maladie grave qui entraîne la mortalité du bétail, elle peut néanmoins engendrer des pertes économiques pour une exploitation agricole. Il existe une possibilité de transmission entre les exploitations laitières et les exploitations avicoles, ce qui entraînerait des conséquences beaucoup plus catastrophiques. M. Bergeron précise qu’il existe également un risque que le virus mute et devienne plus virulent, ou plus facilement transmissible à l’homme. Une infection humaine a été détectée aux États-Unis le 1er avril dernier.

La maladie touche plus sévèrement les vaches laitières plus âgées et celles qui ont été en lactation pendant plus de 150 jours. M. Bergeron explique que dans tous les cas, une vache infectée verra une diminution de sa production et produira un lait dont la consistance est plus épaisse, comme le colostrum. L’animal aura également moins d’appétit. Le taux de morbidité est d’environ 10 % et les signes cliniques durent de 10 à 14 jours. Des infections asymptomatiques sont également possibles. Selon M. Bergeron, à la suite d’un cas positif dans une exploitation agricole, le retour à la normale peut prendre plusieurs semaines.

Pour empêcher la propagation de la maladie, il est recommandé de mettre en place des mesures de biosécurité dans les exploitations agricoles et de limiter l’introduction de bétail : « Si vous voulez acheter une vache laitière, ce n’est pas le moment d’en acheter une provenant des États-Unis. Si vous souhaitez participer à une exposition agricole aux États-Unis, ce n’est pas le bon moment », a signalé M. Bergeron. Il déconseille également de garder des volailles dans les étables de vaches laitières.

La grippe aviaire est une maladie à déclaration obligatoire, et tout symptôme doit être communiqué à l’ACIA et au MAPAQ, qui mèneront une enquête épidémiologique. Si un cas positif est identifié, l’exploitation agricole devra se mettre en quarantaine. Les bovins affectés seront isolés et l’hygiène générale, mais surtout l’hygiène de la traite, sera très importante. Le lait cru des vaches malades doit être jeté.

M. Bergeron a encouragé les producteurs à rester positifs et à collaborer avec les autorités. Il a expliqué que la pasteurisation tue le virus et que le lait vendu dans les magasins peut être consommé sans danger, mais que le lait cru ne doit pas être consommé.

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