La MRC du Haut-Saint-Laurent se positionne pour lutter contre les changements climatiques. Avec le soutien du gouvernement provincial, l’organisme municipal régional en est aux premières étapes de l’élaboration de son premier plan climatique.
Le programme Accélérer la transition climatique locale a été lancé par le gouvernement québécois en février pour soutenir les initiatives municipales axées sur l’adaptation aux changements climatiques et l’atténuation de leurs effets. La MRC du Haut-Saint-Laurent a répondu positivement au programme et Megan Heath a été engagée en mai comme chef de projet responsable de l’élaboration du plan climat.
Ce type de plan dresse normalement une liste des risques et des opportunités liés aux changements climatiques, tout en identifiant les projets prioritaires visant la réduction des émissions de gaz à effet de serre, l’adaptation et différentes actions pour soutenir la transition climatique locale. La MRC est déjà bien engagée dans cette voie.
La première réunion du nouveau comité du plan climat a eu lieu le 12 septembre. Mme Heath explique que le comité a été créé pour veiller à ce que les citoyens et les experts soient consultés sur un pied d’égalité sur les différents sujets liés à l’élaboration du plan. « Le comité offre une voie de communication aux citoyens, aux producteurs agricoles et aux groupes environnementaux de la région du Haut-Saint-Laurent qui souhaitent formuler des commentaires ou des recommandations, ou encore poser des questions », explique Mme Heath. Des invitations ont été envoyées aux 13 maires et directeurs généraux des municipalités, ainsi qu’aux représentants de groupes tels que la SCABRIC et Ambioterra, le CLSC et le syndicat local de l’Union des producteurs agricoles (UPA).
Selon Mme Heath, le plan climat jouera un rôle important dans la planification globale de la MRC pour les années à venir. « La relation entre les citoyens et le territoire est fondamentale dans le Haut-Saint-Laurent, explique-t-elle. En considérant les effets des changements climatiques et l’inventaire des GES du territoire, la MRC et les municipalités peuvent travailler ensemble pour mieux préparer l’avenir et développer, mettre en place et optimiser des mesures de protection pour les citoyens ».
Le comité abordera des sujets tels que les événements météorologiques extrêmes, la qualité et la quantité de l’approvisionnement en eau de la région, l’impact des changements climatiques sur la préparation aux catastrophes telles que les inondations, les feux de forêt ou de broussailles et les pannes d’électricité, le risque croissant de la maladie de Lyme et des coups de chaleur, la prévalence des ravageurs et des maladies affectant les cultures agricoles, ainsi que les méthodes pour préserver la santé de tous les types de milieux de vie, de milieux naturels et d’écosystèmes dans le Haut-Saint-Laurent.
Mme Heath précise que parallèlement à la formation du comité, la MRC « coordonnera ses efforts en matière d’urbanisme, de gestion des matières résiduelles, de développement économique, de transport en commun et de sécurité publique afin de trouver des solutions pour s’adapter aux changements climatiques et réduire nos émissions de gaz à effet de serre ».
Une bonne partie des démarches sera réalisée par l’équipe en place à la MRC, le conseil des maires a toutefois adopté le 21 août une résolution visant à confier la réalisation de l’inventaire des gaz à effet de serre à la firme de consultants et d’ingénieurs CIMA+.
Une fois le plan approuvé par le ministère de l’Environnement, de la Lutte contre les changements climatiques, de la Faune et des Parcs (MELCCFP), la MRC commencera à planifier et à mettre en œuvre les différents projets qui en découleront.

