The Gleaner
Nouvelles

Lac des Pins promet la sécurité face au virus

Holly Dressel
Traduit par Iris Delagrange

Suite au nombre d’appels et de lettres et courriels de citoyens inquiets, ainsi que le grand nombre de signatures sur les deux pétitions lancées en mai, les maires de la MRC se sont réunis le 3 juin et ont adopté, unanimement, une résolution qui a été transmise à tous les maires et ministères concernés (tourisme, santé, santé publique et affaires municipales) ainsi qu’à la députée locale, Claire IsaBelle; le premier ministre François Legault; le Dr Horacio Arruda; le directeur de la Sûreté du Québec à Ormstown; les propriétaires du Lac des Pins et d’autres autorités telles que le CISSSMO.

Le maire de Ormstown, Jacques Lapierre, a également présenté une résolution adoptée à Ormstown qui cite la décision du gouvernement provincial d’ouvrir plusieurs gros campings dans la région pendant la pandémie qui est toujours en cours; le fait que ces attractions touristiques amènent des gens de zones chaudes (Montréal) dans des zones froides (le Haut-Saint-Laurent); que nos infrastructures, spécifiquement notre petit hôpital and nos premiers répondants bénévoles, ne sont pas en mesure de gérer une éclosion locale du virus, s’il devait y en avoir une. La requête formelle demande que les règles strictes dictées par Camping Québec soient non-seulement scrupuleusement respectées, mais que la surveillance par la SQ soit renforcée et que les contrevenants soient verbalisés en conséquence.

Douglas Brooks, le maire de Franklin, où se trouvent deux gros campings, note, “il est très clair que tous les campings au Québec ont une responsabilité sociale de protéger à la fois leur clientèle mais aussi la population locale. Il serait approprié pour le gouvernement du Québec de diffuser le message et de faire le suivi approprié.”

Dans une telle situation, on pourrait penser que les propriétaires de campings puissent se sentir assiégés et soient sur la défensive mais dans le cas du Lac des Pins, les propriétaires Paulette Lazure, Nancy Rochefort et Sophie Rochefort avaient déjà commencé à travailler sur des mesures afin de protéger les campeurs et les résidents en instaurant, notamment, un contrat strict envoyé aux clients et qui doit être lu et signé au moment de l’enregistrement. Parmi les options, le camping (ouvert pour la saison depuis le 12 juin) offre la possibilité aux campeurs de ne pas venir du tout en 2020 mais de bénéficier d’un crédit complet pour 2021. Sur le contrat, toutes les règles de déconfinement du gouvernement sont citées et séparées en 13 sections telles que “visiteurs, toilettes, construction, rassemblements, piscines” et ainsi de suite. Beaucoup de ces directives sont difficiles à implémenter et à suivre alors que les clients essaient de profiter de leurs vacances estivales; pourtant le document explique très clairement que “les mesures et directives liées au COVID-19 doivent être respectées à la lettre sous peine d’expulsion et cela pour le bien de tous.”

La section de ce contrat qui intéresse le plus les résidents de la région est celle-ci : “… vous devez faire vos achats dans votre municipalité avant d’arriver au camping. Vous ne devez donc pas aller ni aux hôpitaux, ni aux pharmacies, ni aux épiceries, ni aux quincailleries, ni aux restaurants, ni aux banques et ni aux autres magasins de la région.” La section se termine par un avertissement, en caractères gras: “Le non-respect de ces règles entrainera l’expulsion immédiate et la résiliation du contrat pour la saison de 2020.”

Louise Lebrun, préfète de la MRC et mairesse de Sainte-Barbe, suggère, “Les maires de la MRC du Haut-Saint-Laurent ont exprimé leurs inquiétudes à propos de l’ouverture du Lac des Pins à cause de la peur d’une propagation du virus dans nos communautés.” Le conseil des Maires a donc adopté une résolution incorporant celle de Ormstown afin que le contrat social préparé par le Lac des Pins devienne le modèle de gestion pour chaque terrain de camping, peu importe la municipalité. Proposée par Brooks, elle a été appuyée par Denis Henderson, maire de Havelock.

Le deuxième camping le plus gros de la région, le camping Russeltown à Saint-Chrysostome, ainsi que les Camping Gémeaux et le Domaine de la Frontière Enchantée à Havelock, ont tous confirmé qu’ils suivraient les directives de Camping Québec, bien qu’aucun d’entre eux n’est allé aussi loin que le Lac des Pins avec son contrat détaillant les conséquences du non-respect des règles. Ils affirment tous que le nombre de réservations a beaucoup chuté et qu’ils limiteront tous les visites d’un jour. Marco Charland, propriétaire du Domaine de la Frontière Enchantée, le plus gros des trois avec 333 emplacements, explique que “nous allons faire comme au Lac de Pins; si les gens ne respectent pas les règles, ils seront expulsés.” Les règles concernant les achats locaux seront plus difficiles à respecter car ils n’y a pas de magasins proches du camping. “Nous encouragerons cependant les clients à commander en ligne ou par téléphone. La SQ est déjà venue nous voir. Et la piscine ne va probablement pas ouvrir cette année.”

Daniel Caron, le propriétaire du Camping Gémeaux de Havelock, un petit terrain de 91 places, explique que la plupart de ses clients viennent pour un weekend seulement, pas pour des séjours plus longs, ce qui aide au respect des règles, mais ne parle pas des allers-et-retours réguliers entre la ville et ici que cela représente. “Nous ne sommes pas une petite ville comme le Lac des Pins,” dit-il en rappelant que la plupart de ses clients sont des retraités.

Russeltown, à Saint-Chrysostome, est un peu plus gros avec 183 emplacements. La formule permet aux clients d’amener leurs animaux de compagnie et offre deux parcs-à-chiens et des bains à “pitous.” Un des proprétaires, Pierre Laflamme, dit que l’équipe va effectuer des inspections continuellement (“il faut!”) et maintenir les mesures de distanciantions sociales ainsi que le port du masque que Camping Québec recommande. Les campeurs seront encouragés à porter un masque s’ils vont à l’extérieur pour faire des courses. Les emplacements sont plus espacés les uns des autres qu’au Lac des Pins, mais le camping est par contre le seul à ouvrir sa piscine. “La distance entre les gens et une limite du nombre de gens dans la piscine seront les mesures appliquées à cet endroit.”

Au cours de cet été très inhabituel, on verra bien si les bonnes intentions des campeurs, des propriétaires et des citoyens se concrétiseront et si le risque en vaut la peine pour tous.

Latest stories

Rapport de police 3 avril 202

The Gleaner

Quatre organismes d’économie sociale reçoivent des bourses BIEC

The Gleaner

Le Forum du Jour de la Terre prend de l’ampleur

The Gleaner

Laissez un commentaire

* En utilisant ce formulaire, vous acceptez le stockage et la gestion de vos données par ce site.

RSS
Follow by Email
Facebook
Twitter
YouTube
LinkedIn
Instagram
WhatsApp