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L’appel du café donne un boost au Bella Bistro

Diriger une petite entreprise n’est jamais tâche facile, et c’est encore plus compliqué pendant une pandémie. Le Bistro Bridge du centre commercial IGA ayant récemment fermé ses portes, il a été réinventé et réouvert sous le nom de Bella Bistro en décembre dernier par Isabelle Guérin. Il est ouvert depuis, avec l’aide et le soutien de la communauté de la région.

En janvier, environ un mois seulement après la réouverture du café, mme Guérin craignait déjà ne pas pouvoir continuer. Gérer son propre café était son rêve, et l’idée de le perdre si tôt était assez bouleversante pour elle. Bruce Barr, un citoyen, visitait le café un jour et lui a demandé comment les choses se passaient. Mme Guérin a déclaré qu’à l’époque, elle était un peu perplexe, car Monsieur Barr « me posait des questions sur le nombre de personnes qui devaient venir pour que je puisse rester ouvert. Je me suis dit : « Cet homme doit juste vouloir savoir ce qui se passe » !

Ce soir-là, Bruce Barr (qui dirige les événements Brysonville Schoolhouse Revisited) a publié un message Facebook à partir de la page Schoolhouse, demandant aux gens de la communauté de montrer leur soutien et d’acheter du café au Bella Bistro ce jour-là. Le message a eu un immense succès, obtenant plus de 150 partages et plus de 9000 vues.

 

Isabelle Gu rin a ouvert Bella Bistro en d cembre dernier PHOTO courtoisie dIsabelle Guérin

 

« C’était assez impressionnant à voir. Je dirige une émission sur Facebook depuis deux ans, et je n’ai jamais eu 9000 vues. Ça va au-delà de tout ce que j’ai jamais vu », explique Bruce Barr.

Mme Guérin était extrêmement reconnaissante pour le coup de pouce. Elle dit qu’elle a été « vraiment étonnée ». J’ai vu le message la nuit et je me demandais ce que c’était. Bruce m’a inspiré. Le lendemain, les citoyens de la région étaient au rendez-vous. Madame Guérin explique qu’il y avait « des files de personnes qui avaient vu le message. Ils sont tous venus me soutenir » Cela signifiait beaucoup pour elle, et cela l’a poussée à garder le café ouvert. « Toute la journée, j’ai eu les larmes aux yeux », dit-elle.

Bruce Barr est un fervent partisan du soutien des entreprises locales parce que, comme il le dit, « vous aidez vos voisins et vos amis ». Il affirme qu’il y a de nombreuses belles entreprises dans la région, et faire preuve de soutien est simple et fait toute la différence. « Tout ce dont Isabelle avait besoin, c’était que 40 personnes viennent prendre un café chez elle. Et c’est faisable! Je suis content d’avoir pu l’aider ».

L’expérience de la générosité de la région et du pouvoir des médias sociaux a changé le destin du café – et renouvelé la motivation d’Isabelle Guérin. Elle a désormais des grands projets. Pour l’instant, elle suit ce que les anciens propriétaires du café servaient avant sa reprise: sandwichs, wraps, salades, cafés, etc. Mais une fois que les choses seront un peu plus stables et qu’elle sera en mesure d’embaucher un employé, elle espère offrir plus de mets chauds et de mets préparés – « des choses comme ça, qui n’étaient pas là avant, afin que je puisse attirer plus de gens », dit-elle.

La puissance des médias sociaux a vraiment contribué à donner un coup de pouce au Bella Bistro, mais Isabelle Guérin n’est pas la seule nouvelle propriétaire de restaurant de la région. Récemment, une nouvelle pizzeria et un restaurant de sushis, entre autres, ont ouvert à proximité du bistro. Bruce Barr souligne qu’il est difficile de savoir ce qui se passe en ce moment à cause de la pandémie. « On ne sort pas pour manger, et personne d’autre ne le fait, et on ne rencontre pas les gens ». Il poursuit en suggérant que ces temps difficiles sont justement le meilleur prétexte pour soutenir les entreprises locales, car « ce serait une bonne chose de fermer les grands magasins et de rester dans notre région. On ne devrait pas devoir se promener dans quatre villes différentes pour obtenir du lait et du fromage ».

Isabelle Guérin ajoute que nous avons besoin que les entreprises locales soient fortes : « Sinon, il n’y aurait pas de vie dans la ville, et il ne resterait plus rien ».

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