Le derby de démolition de Saint-Chrysostome, qui devait initialement se tenir le samedi 17 juillet, a finalement été présenté le lendemain en raison des fortes probabilités de pluie. Ce changement de dernière minute s’est avéré bénéfique, la météo ayant largement favorisé le déroulement de l’événement.
« C’était sec, venteux et pas trop chaud. On avait tout pour nous aider », souligne la présidente de l’événement, Caroline Brunet. Malgré ce report, l’achalandage est demeuré au rendez-vous. En effet, entre 3 500 et 4 000 personnes, incluant les enfants, ont assisté à cette journée. « On s’est viré sur un dix cents et les gens ont suivi », se réjouit-elle.
Des recettes de la journée, une somme de 7 360 $ a été remise à la Fondation Véro & Louis, qui construit des maisons destinées aux adultes autistes de 21 ans et plus. La Société canadienne du cancer a, pour sa part, reçu un don de 6 000 $. Les pourboires recueillis pendant la journée, qui totalisaient 3 957,45 $, ont également été redistribués. Chacun des trois organismes bénéficiaires, à savoir l’école Montpetit de Saint-Chrysostome, la Guignolée et la Fondation Gisèle Faubert, a reçu 1 319,15 $.
Le programme comprenait quinze catégories, dont une grande finale pour les véhicules à huit cylindres et une autre pour les quatre cylindres. Parmi les nouveautés des deux dernières années figurent les fourgonnettes modifiées. « On est chanceux de les avoir », affirme Mme Brunet. Selon elle, les épreuves les plus spectaculaires demeurent toutefois celles des camionnettes à huit cylindres. « Les pick-ups à huit cylindres qui se cognent dessus, c’est ce que les hommes aiment le plus », image-t-elle.
Une catégorie est également réservée aux femmes au volant de voitures à quatre cylindres. « Les femmes sont de plus en plus « cowboys ». Il y en a même qui conduisent des huit cylindres », ajoute-t-elle.
Le principe de la compétition est simple : le vainqueur est le dernier concurrent dont le véhicule demeure en mouvement. « Si ton véhicule ne bouge plus, tu es disqualifié. Tu disposes d’une minute pour réussir à repartir. Le gagnant est donc le dernier qui est encore capable de bouger », explique Caroline Brunet.
Le derby de démolition de Saint-Chrysostome existe depuis plus de 40 ans; il a commencé en 1981-1982. « Au début, c’était la famille Dagenais qui s’en occupait et ensuite, la famille Bourdeau, puis les Chevaliers de Colomb. Depuis l’année passée, nous formons un nouveau comité incluant quelques membres de la famille Bourdeau ». C’est un comité unique qui s’occupe également des Loisirs de Saint-Chrysostome. « Nous sommes tous des bénévoles », précise-t-elle.

L’événement se déroule maintenant sur une seule journée, principalement en raison du manque de bénévoles et du nombre de participants qui diminue parce que les véhicules coûtent de plus en plus chers. « Auparavant, un quatre cylindres pouvait coûter 200 $, maintenant, c’est environ 1 000 $ ».
Les participants achètent généralement leur véhicule au début de l’hiver et ils le modifient durant la saison froide. « Ils s’y prennent 4-5 mois d’avance. Ceux qui essaient de tricher, sont attendus par les inspecteurs », prévient-t-elle.
Huit arbitres sont également présents afin d’assurer la sécurité et le bon déroulement des courses. « Ils ont leur casque d’écoute pour s’assurer qu’ils sont tous sur la même longueur d’onde. Ce sont eux qui déterminent le vainqueur de la course ».
L’organisation semble solide à Saint-Chrysostome : « On a un comité qui se tient, c’est important. Si ta base est malade, ça va paraître. Si l’événement est en santé, il sera réussi. On a du plaisir à le faire et ça paraît », conclut Mme Brunet.

