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Le futur est électrique

Nos voitures et nos camions occupent une place importante dans notre vie : ils nous permettent de se déplacer ou l’on veut, de transporter nos affaires et même de partir en vacances. Cependant, les gaz d’échappement de nos véhicules ont un impact sur notre santé en dégradant la qualité de l’air et sont également l’une des principales sources de gaz à effet de serre (GES) qui contribuent au changement climatique.

Pour les citadins, opter pour la marche, le vélo ou les transports en commun est un excellent moyen de réduire ces émissions. Mais pour de nombreuses personnes vivant dans des zones rurales pour lesquelles ces options ne sont pas pratiques, les véhicules électriques (VÉ) peuvent offrir la même commodité qu’un véhicule à essence, avec une empreinte environnementale considérablement réduite.

Même en tenant compte des émissions associées à la production d’électricité, conduire un VÉ produit beaucoup moins d’émissions qu’un véhicule à essence, surtout au fur et à mesure que nous nous dirigeons vers des sources d’électricité plus renouvelables – ce que nous faisons déjà très bien ici au Québec.

Les ressources qui entrent dans la production d’un véhicule sont également importantes. Lorsque l’on tient compte des émissions du berceau à la tombe, tout au long du cycle de vie d’un VÉ, les études montrent systématiquement que les VÉ ont l’empreinte globale la plus faible par rapport aux autres types de véhicules (voir le site carboncounter.com du MIT pour un tableau de bord interactif). L’impact environnemental des VÉ diminue au fil du temps, à mesure que nous ajoutons des énergies renouvelables au réseau et que la chaîne d’approvisionnement arrive à maturité. Nous avons même vu deux entreprises canadiennes annoncer des progrès importants dans le recyclage des batteries au lithium-ion utilisées dans les VÉ, notamment l’entreprise québécoise Recyclage Lithion.

 

Un véhicule électrique peut servir de source d’énergie mobile, propre et silencieuse. Cette Chevrolet Bolt donne un coup de pouce à un tracteur diesel à Hemmingford. PHOTO Jeff Turner

 

Afin de favoriser l’adoption des VÉ et d’accélérer ces avantages environnementaux, les gouvernements fédéral et provinciaux investissent des sommes considérables dans l’infrastructure de recharge et offrent jusqu’à 12 000 $ de rabais à l’achat de VÉ.  Bien que les VÉ soient souvent perçus comme une solution adaptée au milieu urbain, ils peuvent en fait fonctionner très bien dans les régions rurales.

Plus on conduit, plus on économise

L’une des principales préoccupations des habitants des zones rurales concernant le passage à un VÉ est la longueur des distances à parcourir, mais la plupart des nouveaux VÉ ont une autonomie comprise entre 400 et 500 kilomètres. Comme les VÉ peuvent être rechargés à la maison, la plupart des propriétaires de VÉ ne regardent même pas leur niveau de batterie pendant leur trajet quotidien.  La recharge à l’extérieur de la maison n’est nécessaire qu’une fois de temps en temps, lors de longs voyages.  Et même dans ce cas, le Canada compte maintenant plus de 3 000 chargeurs rapides, de Victoria (Colombie-Britannique) à Saint-Jean (Terre-Neuve).  Ces chargeurs rapides peuvent recharger un VÉ typique à 80% en 30 à 45 minutes, tandis que certains modèles plus récents comme le Kia EV6 et le Hyundai Ioniq5 peuvent se recharger en 18 minutes.

Pour ceux qui hésitent à entreprendre des longs voyages en ÉV, les véhicules électriques hybrides rechargeables (VÉHR) peuvent offrir le meilleur des deux mondes. Contrairement aux véhicules électriques hybrides (VÉH) conventionnels, les VÉHR ont une autonomie électrique suffisante pour la plupart des déplacements quotidiens (par exemple, 40 à 70 km, selon le modèle) et un moteur à essence qui s’allume automatiquement pour les déplacements plus longs.  Plusieurs nouvelles options VÉHR ont fait leur apparition sur le marché l’année dernière, notamment les versions VÉHR du Toyota Rav4, du Ford Escape et du Jeep Wrangler.

Comme les résidents des régions rurales ont généralement de plus longues distances à parcourir au quotidien, un VÉ peut leur faire économiser beaucoup d’argent.  Grâce aux faibles coûts de l’électricité au Québec, les conducteurs de VÉ paient l’équivalent d’environ 0,20 $ par litre.  Un propriétaire de VÉ en milieu rural qui parcourt 30 000 km par an pourrait facilement économiser plus de 3 500 $ par an en passant de l’essence à l’électricité.  Les VÉ sont également beaucoup plus simples et moins coûteux à entretenir : aucun vidange d’huile, moins de pièces mobiles et une usure moindre des freins grâce au freinage régénératif (l’utilisation du moteur électrique pour recharger la batterie pendant le ralentissement au lieu des freins à friction).

Les camionnettes électriques à l’horizon

Jusqu’à récemment, la plupart des véhicules électriques sur le marché étaient des petites voitures, mais il existe maintenant de nombreux véhicules hybrides rechargeables, des véhicules multisegments et des VUS entièrement électriques sur le marché, et les camionnettes électriques seront très bientôt disponibles. Le F-150 Lightning de Ford, entièrement électrique, entre en production ce mois-ci, et les concurrents Chevrolet et Ram ont également annoncé des projets à l’horizon. Des nouveaux venus comme Tesla et Rivian sont également sont également dans le jeu.

Ces camionnettes sont présentées par leurs fabricants non pas comme une simple version de la voiture conventionnelle avec une empreinte environnementale moindre accompagnée d’une facture de carburant moins élevée, mais comme un véhicule nettement amélioré avec des caractéristiques très intéressantes.  Par exemple, le F-150 Lightning offre un énorme espace de rangement verrouillable à la place du moteur et comprend une série de prises de courant de 120 et 240 volts pour alimenter les outils électriques sur les chantiers, ou pour fournir une alimentation de secours à une maison pendant une panne.  Il s’agit également de la version la plus puissante du F-150 jamais vendue par Ford.

Les VÉ sont agréables à conduire

Enfin, les VÉ sont également très agréables à conduire !  Si vous n’avez pas encore essayé, cela vaut vraiment la peine.  Avec plus de 100 000 véhicules électriques en circulation au Québec, il y a de fortes chances que vous connaissiez déjà quelqu’un qui en possède un.  Et il y a fort à parier que le propriétaire sera heureux de vous laisser l’essayer, et qu’il se fera un réel plaisir à répondre à toutes vos questions.

Jeff Turner est Chercheur principal, mobilité durable chez Dunsky Énergie + Climat, une société basée à Montréal qui soutient les gouvernements et les services publics dans leurs efforts pour accélérer la transition vers une énergie propre.

 

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