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Le JAG déplore le manque de financement et fait pression pour obtenir du soutien

Le 30 janvier, la Table régionale des organismes communautaires (TROC) de la Montérégie et les Corporations de développement communautaire (CDC) ont collaboré avec le JAG pour célébrer la Journée Arc-en-ciel. Le JAG est le seul organisme LGBTQ2SIA+ présent en Montérégie et offre des services et du soutien aux personnes queers et à leurs alliés.

La journée a consisté en des sessions de formation virtuelles adaptées à partir de deux des ressources les plus populaires du JAG : la première portait sur la compréhension du sigle LGBTQ2SIA+ et l’autre sur la façon d’être un allié solide. Entre ces deux sessions a également eu lieu une conférence de presse au cours de laquelle le directeur général du JAG, Dominique Théberge, a parlé franchement des besoins de la communauté et de l’état de l’organisme. Il a souligné que plus de 150 organisations s’étaient inscrites aux séances, et il sait que certaines d’entre elles comprenaient des salles de classe, car le nombre de participants était élevé. Il a été très impressionné par le taux de participation.

La dernière année en a été une de transition pour le JAG. En avril 2023, celui-ci a été contraint de fermer sa succursale de la Montérégie-Ouest en raison d’un manque de financement. Selon M. Théberge, le budget de l’année dernière pour la région était d’environ 49 000 $ : « Ce n’est vraiment pas suffisant pour payer un employé, le loyer, l’Internet, etc. ».

En décembre dernier, le gouvernement provincial a annoncé qu’un financement supplémentaire de 11 millions de dollars serait injecté dans des organismes tels que le JAG, mais la Montérégie ne recevra pratiquement rien. Comme le JAG est le seul organisme du genre dans cette région, il devient très difficile pour les personnes queers d’accéder à l’information et aux ressources dont elles ont besoin sans lui.

M. Théberge s’est dit d’autant plus dans l’incompréhension compte tenu du fait que la population de la Montérégie est celle qui, depuis 30 ans, a connu la plus forte croissance au Québec. Il a expliqué que la population est plus importante que celle de six provinces canadiennes et onze États américains, et qu’au moins 7 000 personnes de la Montérégie-Ouest ont recours aux services du JAG. Les services sont toujours disponibles, mais il n’y a plus d’espace physique où les gens peuvent se rendre.

La région du Haut-Saint-Laurent se trouve à être particulièrement touchée, « il y a eu de nombreuses histoires de violence », ce qui rend le départ du JAG encore plus inquiétant pour les personnes queers. Le retour des services dans la région est donc d’une importance particulière, d’autant plus qu’il s’agit d’une région où la représentation queer n’est pas très marquée. « Ce qu’on ne veut surtout pas, c’est que le Haut-Saint-Laurent se retrouve sans offre de services. Il y a certaines régions où nous sommes moins bien reçus, et les gens de ces régions ont plus de difficulté parce que moins d’information est partagée par les politiciens ou les journaux locaux ».

M. Théberge a indiqué qu’en 2023, pour la première fois depuis des années, il y a eu une régression en termes de diversité et d’acceptation : « Il y a eu une augmentation de la violence en 2023. En 2022 ou en 2021, un message était moins haineux que le même type de message en 2023. C’est une preuve de régression.

Les victimes vivent l’éclatement des familles qui n’ont pas eu le soutien nécessaire. Les professionnels sont désemparés, ne sachant plus comment intervenir; trop souvent, et de plus en plus, des Québécois ont des idées suicidaires ou commettent des gestes irréversibles, et ce, dès l’âge de 14 ans »!

M. Théberge espère que les autorités locales reconnaîtront les besoins de la communauté : « Il existe des solutions, et le besoin est là. C’est aux politiciens d’avoir le désir de s’occuper de ces citoyens », ajoute-t-il, précisant qu’il aurait aimé que les gens se battent pour les droits des personnes queers. Cependant, ce n’est pas la réalité actuelle : « Cela me fait peur, surtout quand les partis politiques semblent avoir peur de nous défendre », dit-il.

La beauté d’organismes comme le JAG est qu’ils encouragent les gens à prendre soin les uns des autres. Des séances de formation telles que celles organisées à l’occasion de la Journée Arc-en-ciel montrent aux gens comment demander de l’aide et comment offrir de l’aide. Malgré les difficultés que connaît actuellement le JAG, M. Théberge estime que les membres de la communauté doivent garder espoir quant à ce qu’il est possible de réaliser, et qu’ils doivent s’efforcer de maintenir les services de l’organisme afin d’avoir une communauté plus acceptante et plus diversifiée.

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