The Gleaner
Agriculture

Le lait peut-il être carboneutre ?

« J’ai vraiment une ferme d’époque », déclare Jennifer Thiffault à propos de sa petite exploitation caprine située à la périphérie d’Ormstown. Le nom de la ferme, la Fermette du 4, est un clin d’œil à ses quatre enfants et à la route sur laquelle ils se sont installés.

Elle possède un troupeau de dix chèvres, dont plusieurs chevreaux, qui vivent volontiers dans le même espace que ses poules et un couple de cochons miniatures. La plupart de ses animaux ont été sauvés et elle continue d’accueillir de petits animaux de ferme. « Ils ont chacun leur coin », dit-elle en précisant qu’elle bénéficie du soutien d’un vétérinaire.

Mme Thiffault et sa famille se sont installées à la ferme il y a deux ans. Avant d’arriver à Ormstown, elle s’occupait d’un refuge pour chevaux, mais elle dit qu’elle n’a pas eu d’autre choix que de les placer en raison de L’augmentation des coûts liés à l’alimentation de ses animaux.

Elle a converti ses chèvres à l’alimentation biologique afin de pouvoir utiliser leur lait pour produire une gamme de savons naturels. Elle fabrique également plusieurs produits alternatifs à base d’huiles essentielles pures pour soulager les douleurs et les maux quotidiens, principalement à l’intention des femmes. Elle dit qu’elle travaille également sur une ligne de produits qui pourraient servir aux hommes.

 

La Ferme Tolhurst à Howick est lune des 20 fermes retenues pour participer au Laboratoire vivant Lait carboneutre visant à mieux comprendre les sources de GES sur les fermes laitières et développer les meilleures pratiques à mettre en place pour les réduire PHOTO Phil Duval Baillargeon

 

Relativement nouvelle dans la région, elle commence à se faire un nom grâce à son atelier et à sa participation à différents marchés et événements agricoles. Elle dit qu’elle travaille dans le plus grand respect de l’environnement, tant à la ferme que dans ses projets parallèles. Ses savons sont entièrement naturels. Elle y incorpore des huiles essentielles et les seuls colorants qu’elle utilise proviennent de différentes argiles.

Mme Thiffault explique que la gestion des animaux et des autres aspects de son activité peut représenter beaucoup de travail. Mais cela vaut la peine, dit-elle, de faire ce qu’elle aime. Elle ajoute que ses enfants sont souvent désireux d’aider à leur manière. Certains préfèrent l’accompagner sur les marchés, d’autres aiment aider à dresser la table, et d’autres encore préfèrent être avec les animaux, surtout lorsqu’il y a des bébés dans l’étable.

Le 1er mai, Mme Thiffault ouvrira officiellement son atelier au public afin que les gens puissent venir à la ferme pour acheter ses savons, ainsi que ses produits à base d’huiles essentielles. Elle se réjouit d’entamer cette nouvelle étape, qui lui permet de réunir ses deux mondes, celui de l’agriculture artisanale et celui de la fabrication de savon.

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