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Le maire de Saint-Anicet s’adresse au Sénat en tant que responsable d’une initiative multinationale

La municipalité de Saint-Anicet est à l’avant-garde de la gestion de l’eau douce au Canada.

Le 27 février, le maire Gino Moretti a présenté une allocution à Ottawa au nom de sa municipalité et de l’Initiative des villes des Grands Lacs et du Saint-Laurent (IVGLS), devant le Comité sénatorial permanent des transports et des communications, dans le cadre d’une session visant à étudier les répercussions des changements climatiques sur les infrastructures essentielles dans les secteurs des transports et des communications.

 

Le maire de Saint Anicet Gino Moretti a présenté une allocution la semaine dernière devant le Sénat à Ottawa en tant que président de lInitiative des villes des Grands Lacs et du Saint Laurent PHOTO Sarah Rennie


M. Moretti préside actuellement l’IVGLS, une coalition multinationale de plus de 240 maires et responsables locaux qui collaborent avec les gouvernements fédéraux, étatiques et provinciaux pour faire progresser la protection et la restauration du bassin des Grands Lacs et du fleuve Saint-Laurent.

La présentation de M. Moretti s’est concentrée sur les défis majeurs de la stratégie maritime et de l’économie bleue, notamment l’engagement du Canada en faveur de politiques et de stratégies visant à faciliter la circulation des personnes et des marchandises dans les systèmes d’eau douce. Il a soulevé des questions concernant les infrastructures de transport et les besoins de financement nécessaires au développement et à l’entretien de ces ressources, tout en abordant les impacts pressants liés aux changements climatiques sur la voie navigable.

« La réduction de la couverture de glace dans le bassin présente des défis environnementaux, les tempêtes hivernales causant des dommages importants. L’érosion, les murs de soutènement endommagés et les phénomènes météorologiques extrêmes avec des factures de réparation élevées dépassent la capacité des gouvernements locaux », a déclaré M. Moretti. Il a ensuite encouragé le Canada a explorer la possibilité d’investir dans des infrastructures résilientes en tant que stratégie d’adaptation aux changements climatiques, tout en notant que les programmes et politiques gouvernementaux actuels, ainsi que le financement, devront nécessairement être ajustés pour permettre aux gouvernements locaux de mieux répondre à ces défis.


Rassembler les gouvernements locaux

L’initiative des villes des Grands Lacs et du Saint-Laurent a été fondée il y a 21 ans par les maires de Chicago et de Toronto, et s’est depuis élargie pour inclure 240 maires du Québec, de l’Ontario, de l’Illinois, de l’Indiana, du Michigan, du Minnesota, de New York, de l’Ohio, de la Pennsylvanie et du Wisconsin, ainsi que des dirigeants de plusieurs communautés autochtones.

La coalition s’affirme comme une voix forte et unie pour défendre la résilience côtière, l’accès équitable à l’eau et aux ressources, les avantages économiques des ressources locales en eau douce, ainsi que la protection et la restauration du bassin, qui comprend 10 000 km de littoral à risque.  

C’est Régis Labeaume, maire de Québec à l’époque, qui a proposé à M. Moretti de se joindre à l’IVGLS en 2019. Aucune municipalité rurale située à l’embouchure de la voie maritime du Saint-Laurent au Québec ne participait à l’initiative. M. Moretti a soumis son nom et s’est fortement impliqué depuis. Il est également membre du comité maritime de l’Union des municipalités du Québec et copréside, avec Nicolas Dufour, maire de Repentigny, la Table de concertation régionale Haut-Saint-Laurent – Grand Montréal, qui s’intéresse à l’eau et aux écosystèmes aquatiques dans les régions situées en aval du fleuve Saint-Laurent.

Selon M. Moretti, ces associations ont pour but la défense des intérêts, l’éducation et la collaboration entre les différents maires, chacun ayant une voix égale, quelle que soit la taille de la municipalité qu’elle représente. Par exemple, chaque province et chaque État a une façon différente de protéger ses rivages, explique-t-il, soulignant que les maires peuvent partager leurs meilleures pratiques et apprendre de leurs expériences respectives.

« Les maires cherchent les meilleurs moyens de soutenir leur ville ou leur municipalité, explique M. Moretti. Nous ne perdons jamais de vue nos citoyens », ajoute-t-il, soulignant que la responsabilité joue également un rôle très important dans leur travail.

« Il y a beaucoup de problèmes et nous essayons de les classer par ordre de priorité », explique M. Moretti, en soulignant que le financement est un obstacle majeur pour la plupart des municipalités.  « Des fonds sont octroyés uniquement lorsqu’il y a une catastrophe », dit-il, admettant qu’il s’agit d’un enjeu de taille dans le contexte d’une nécessaire adaptation aux changements climatiques. Il estime qu’une gestion responsable du bassin d’eau douce nécessitera un financement stable, prévisible et à long terme, « car le coût de l’inaction et des réparations sera bien plus élevé que celui de l’adaptation aux changements climatiques ».

Selon M. Moretti, les signes précurseurs se font déjà sentir. « Cet hiver aura un impact, déclare le maire à propos des conséquences potentielles de l’hiver anormalement doux que nous vivons actuellement. Il y aura plus d’érosion de surface dans l’eau », ajoute-t-il, sans détour. Cette année, le lac Saint-François n’a pratiquement pas été recouvert de glace, ce qui a entraîné un débit d’eau plus important susceptible de poser des problèmes aux différents barrages situés le long de la voie maritime.

Selon M. Moretti, l’un des objectifs de l’IVGLS est de verdir la perception des Grands Lacs et de la Voie maritime du Saint-Laurent, souvent perçus comme étant dominés par l’industrie. « Nous ne sommes pas des militants écologistes », insiste-t-il, précisant que les maires veulent simplement s’assurer qu’il y aura de l’eau pour les générations futures et que les économies pourront continuer à se développer le long de la voie navigable de manière durable et adaptée au la réalité climatique.

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