The Gleaner
Art de vivreLe partage d'histoires

Le partage d’histoires, le 21 février

Histoire racontée par Allen Simon.
Édition : Jonathan Turenne, journaliste dans le cadre de l’Initiative de journalisme local.
Traduction : Sahawisó:ko’ Arquette.

Rester et écouter

Pour ma part, quel que soit l’endroit où je me trouve, je parlerai toujours dans ma langue maternelle. Il y a des gens qui aiment m’écouter parler mohawk et qui m’accordent toute leur attention, sincèrement intéressés. Certains me demandent même s’ils peuvent rester et continuer à écouter.

« On aime ta façon de parler », disent-ils.

Et je leur réponds : « Vous pouvez rester, il n’y a rien de mal à cela. »

 

Un enseignant apprend à des enfants à parler le Kanienkéha à lécole mohawk dAkwesasne Photo prise en octobre 1985 PHOTO George Mully

 

Je pense être l’une des rares personnes de notre communauté à le faire. Pour moi, il est tout à fait naturel d’aider les autres à apprendre notre langue. Si quelqu’un vient me voir pour me demander de l’aide, qu’il s’agisse d’un aîné ou non, il me fera plaisir de l’aider.

Ils me demandent parfois comment prononcer un mot ou ce que ce dernier signifie et je les aide volontiers. Après tout, pourquoi devrais-je garder pour moi seul ce cadeau que mon Créateur m’a offert?

 

Un contrat de construction rédigé en Kanienkéha en octobre 1905 PHOTO Gracieuseté dAlex M McComber

 

Mon langage ne m’est pas destiné uniquement à moi, mais il est également destiné à aider les autres. C’est le principe que j’applique et qui correspond à mes convictions. Pour moi, chaque personne a un cœur qui bat et c’est ce qui compte vraiment.

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Eric Serre

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