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Agriculture

Le Québec proclame la « Journée nationale de l’érable »

Les députés de l’Assemblée nationale ont officiellement adopté le 27 mars le projet de loi 498 proclamant la Journée nationale de l’érable afin de reconnaître l’érable comme un symbole fort de la culture et de l’identité québécoise.

La Loi sur la Journée nationale de l’érable, déposée en décembre dernier par le député de Beauce-Sud, Samuel Poulin, fait du troisième dimanche d’octobre une journée de célébration de l’érable, de l’acériculture et des produits de l’érable à travers le Québec.

La désignation de la Journée nationale de l’érable ne doit pas être confondue avec la Journée nationale du sirop d’érable, qui est célébrée chaque année au Canada et dans une grande partie de l’Amérique du Nord le 17 décembre.

Le projet de loi souligne le rôle central des produits de l’érable dans l’histoire culturelle, sociale et culinaire du Québec, ainsi que le rôle de la province dans la production mondiale de sirop d’érable et les impacts positifs de la production de sirop d’érable sur le développement économique des régions du Québec.

Le projet de loi mentionne également le temps des sucres comme un élément important du patrimoine immatériel du Québec, car « les produits de l’érable et les traditions qui s’y rattachent ont contribué à forger l’identité québécoise et doivent continuer à être une source de fierté pour la nation québécoise ».

Cette journée sera l’occasion non seulement de promouvoir le sirop d’érable, mais aussi de reconnaître la contribution de ceux qui produisent le nectar doré (mais aussi ambré et même foncé).

Les Producteurs et productrices acéricoles du Québec (PPAQ), bien que satisfaits de cette reconnaissance, estiment que le gouvernement doit faire suivre ce geste symbolique par des actions concrètes visant à affecter des terres forestières publiques à la production de sirop d’érable.

Depuis plusieurs mois, le PPAQ demande au gouvernement de permettre l’utilisation de 200 000 hectares de forêt publique pour la production de sirop d’érable. Les décisions qui sont prises maintenant auront un impact sur les possibilités de développement de la production de sirop d’érable. Il est donc essentiel que les aménagements forestiers prennent en compte la préservation du potentiel acéricole », a déclaré Luc Goulet, président des PPAQ.

Les forêts acéricoles en production de sirop représentent 12 582 emplois équivalents temps plein, 1 133 milliards $ de PIB et 235 millions $ de recettes fiscales pour le Québec et Ottawa. D’un point de vue environnemental, les arbres séquestrent et stockent le carbone, permettant de réduire la quantité de dioxyde de carbone dans l’atmosphère.

« Effectivement, la production de sirop d’érable en forêt publique génère 26 fois plus de revenus fiscaux pour le même hectare sur la même période », a déclaré M. Goulet, tout en soulignant que les producteurs veulent voir un engagement de la part du gouvernement et pas seulement des paroles encourageantes.

« Car l’érable, c’est bien au-delà de la cabane à sucre au printemps. C’est un arbre majestueux et coloré à l’automne, c’est notre emblème national ».

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