Ormstown a lancé un appel d’offres pour l’élimination des sols contaminés découverts l’automne dernier dans le lotissement de la Vallée-des-Outardes.
Une firme d’ingénierie effectuant des travaux d’arpentage l’automne dernier a découvert la terre contaminée dans une section du développement résidentiel qui devait être asphaltée. Pour ne pas retarder les travaux de construction, la municipalité a choisi d’enlever le sol contaminé, qui est temporairement entreposé sur un terrain municipal situé derrière le poste de police de la rue Saint-Paul. « La terre est couverte et protégée jusqu’à ce qu’elle puisse être transportée par camion pour être éliminée de manière convenable », explique la mairesse d’Ormstown, Christine McAleer.

Une section du sol a été caractérisée comme étant de qualité « A-B », ou légèrement contaminée, tandis qu’une autre section contenait du sol classé « B-C ». Le Centre technologique des résidus industriels décrit le niveau de contamination du sol A-B comme étant au niveau acceptable pour une utilisation résidentielle, récréative ou institutionnelle, tandis que le sol B-C est contaminé et doit être assaini pour des utilisations résidentielles et institutionnelles, ou pour des utilisations récréatives sensibles comme les terrains de jeux ou les garderies. Seuls les sols de qualité A, qui sont exempts de contaminants qui ne sont pas présents naturellement dans l’environnement, peuvent être utilisés sur des terres agricoles.
La découverte du sol contaminé sur le chantier du lotissement a soulevé des questions gênantes à la municipalité concernant la qualité du sol. La mairesse souligne que si la société d’ingénierie a découvert le sol problématique, elle n’est pas responsable de la détermination de sa provenance. « Ont-ils testé le sol avant de commencer à construire ? » s’interroge la mairesse. Selon elle, la municipalité va maintenant devoir retrouver les contrats de construction de logements qui ont été approuvés par l’administration précédente, afin de déterminer si le sol contaminé était déjà présent ou s’il a été apporté pendant la construction, ou contaminé en cours de construction.
Entre-temps, Mme McAleer indique que tous les sols contaminés seront envoyés au même endroit pour être éliminés. La ville paiera les coûts associés à l’enlèvement, et un appel d’offres a déjà été lancé, car le sol doit être enlevé avant la fin du mois d’avril. « Il y a beaucoup de spécifications pour ces appels d’offres », dit la mairesse, tout en soulignant que la municipalité ne veut pas que le sol contaminé contribue aux problèmes de remblais qui affectent déjà plusieurs municipalités rurales.