The Gleaner
AffairesArt de vivre

Le Spa Franklin adopte une approche sereine en matière de développement

« On sent que le spa commence à prendre de l’ampleur », affirme Nathaniel St-Pierre, qui est copropriétaire du Spa Franklin avec Arielle Benny. Le couple se prépare pour le début de la saison estivale, qui voit les visiteurs affluer dans leur coin tranquille, niché parmi les vergers, en bordure de la rivière aux Outardes, à Franklin.

Cela fait un peu plus d’un an qu’ils ont commencé à accueillir des clients dans leurs mini-chalets quatre saisons situés dans les bois, à proximité des installations thermales. Les mini-chalets ont été réservés plus de 80 % du temps, et ont connu une augmentation du nombre de séjours de plus d’une nuit.

« C’est un grand succès », déclare M. St-Pierre, évoquant la popularité de leurs mini-chalets. « Étant entrepreneurs, nous élaborons des plans d’affaires qui, nous l’espérons, fonctionneront, mais nous essayons de rester prudent et de ne pas nous laisser emporter. Lorsque nous mettons finalement nos plans à exécution, nous revoyons nos attentes à la baisse », précise-t-il, tout en mentionnant qu’il a été très satisfaisant de voir le spa évoluer.

M. St-Pierre admet que leur succès peut parfois représenter un défi. Le spa emploie aujourd’hui une trentaine de personnes et n’est pas toujours prêt à faire face à toutes les situations : « Le spa grandit, nous grandissons, et le personnel aussi, nous sommes donc en constante adaptation », explique-t-il, tout en précisant que cela crée une certaine harmonie puisqu’ils sont à l’écoute de leur personnel et respectent leur contribution. « Nous avons une équipe en or », ajoute-t-il, soulignant que beaucoup d’entre eux travaillent au spa depuis plusieurs années.

Le fait d’avoir une bonne équipe en place a permis à M. St-Pierre et à Mme Benny de développer l’entreprise rapidement, mais de manière durable. « Depuis le premier jour, il est très important pour nous de progresser étape par étape », confie Mme Benny.

« Il y a un énorme potentiel de croissance », ajoute M. St-Pierre, précisant qu’ils possèdent des terrains non aménagés des deux côtés de la rivière. Mme Benny est d’accord, mais précise qu’ils se concentreront davantage sur la mise au point ou l’apport de petites améliorations qui se feront remarquer par la clientèle, mais qui ne changeront pas radicalement leur expérience.

 

 

Arielle Benny et Nathaniel St Pierre copropriétaires du Spa Franklin sont fiers de leur succès le nombre de visiteurs étant passé de 1 500 à plus de 12 000 en neuf ans PHOTO Gracieuseté de Spa Franklin

 

La popularité du spa stimule également sa croissance. Le spa a connu trois agrandissements, en autant d’années, qui ont commencé pendant la pandémie, lorsque l’entreprise a été obligée de fermer pour une période prolongée. « Cette année, c’est à peine si l’on s’en aperçoit, dit-il. Nous sommes revenus au stade où nous étions il y a trois ans, c’est-à-dire en manque de vestiaires ».

Le couple a également fait d’importants investissements en termes de gestion de la qualité de l’eau. Lorsqu’ils ont acheté le spa il y a neuf ans, l’eau des piscines extérieures et des bains était contrôlée manuellement. Leur spa est devenu l’un des premiers à installer un équipement informatisé pour la gestion de la qualité de l’eau du spa extérieur et des piscines. « Le niveau de contrôle de l’eau est tellement stable qu’il est toujours impeccable », déclare M. St-Pierre, qui fait remarquer que les améliorations ont également permis de réduire considérablement leur consommation d’eau.

L’attention qu’ils portent à l’environnement est cohérente avec les valeurs durables qu’ils ont développées au fil des ans : « Nous faisons tout sans dénaturer l’air et la beauté qui nous entourent », explique Mme Benny. Les mini-chalets en sont un bon exemple. Pas un seul arbre adulte n’a été abattu pour construire les chalets. Dans un cas précis, le mini-chalet a été construit si près d’un arbre que des détails ont été ajoutés pour, éventuellement, permettre à l’arbre de grandir à l’intérieur de l’installation.

Le spa étant situé dans une région rurale et agricole, Mme Benny et M. St-Pierre veillent à respecter l’environnement naturel, ainsi que les différentes réglementations municipales et provinciales en matière de développement. Selon M. St-Pierre, même si cela peut prendre du temps, il est important de travailler avec les différents paliers de gouvernement. « Qu’il s’agisse de la ville, des citoyens, des communautés environnantes ou de la MRC, nous avons toujours senti que tout le monde était derrière nous », ajoute-t-il.

Les deux propriétaires ont grandi dans la région et y sont très attachés : « Nous voulons vraiment devenir une plaque tournante du tourisme dans le Haut-Saint-Laurent, attirer les gens et les aider à découvrir le reste de la région », explique Mme Benny, qui indique qu’une liste d’attractions et d’endroits à découvrir à proximité est incluse dans les chalets.

« Nous considérons le spa comme un catalyseur », explique M. St-Pierre, qui estime que le développement touristique de la région commence à s’épanouir.

Latest stories

La folie musicale s’empare de Havelock

D’un foyer à l’autre le 24 juillet 2024

The Gleaner

La caricature d’Eric Serre 24 juillet 2024

The Gleaner

Laissez un commentaire

* En utilisant ce formulaire, vous acceptez le stockage et la gestion de vos données par ce site.

RSS
Follow by Email
Facebook
Twitter
YouTube
LinkedIn
Instagram
WhatsApp