Un premier cas de rage du raton laveur a été confirmé dans la municipalité de Saint-Anicet, le 9 juin dernier. Il s’agit du premier cas confirmé dans la MRC du Haut-Saint-Laurent, qui fait partie de la zone de surveillance renforcée définie par le gouvernement provincial, où le risque de détecter des cas de rage du raton laveur chez les animaux sauvages est le plus élevé. Toutes les municipalités des régions de Beauharnois-Salaberry et des Jardins-de-Napierville font également partie de cette zone.
Depuis le début de l’année, 68 cas ont été confirmés en Montérégie, ainsi que 21 cas dans la région de l’Estrie. L’année dernière, on avait recensé un total de 95 cas, incluant six cas chez des chauves-souris, dont un à Godmanchester et un autre à Salaberry-de-Valleyfield.
Lors d’une conférence de presse tenue le 18 juin par la Dre Isabelle Samson, directrice de la santé publique de l’Estrie, et le Dr David-Martin Milot, directeur de la santé publique de la Montérégie, ces derniers ont fait part de leurs inquiétudes face à la propagation rapide de la rage du raton laveur, qualifiant la situation de « préoccupante ».
Les autorités de la santé publique ont expliqué qu’il était de plus en plus important de prendre des mesures préventives contre ce virus mortel, notamment en évitant toute exposition au virus et en adoptant des comportements prudents en présence d’animaux. Le premier cas de rage du raton laveur a été identifié à Saint-Armand, alors que des cas avaient déjà été signalés dans le Vermont. Une éclosion du virus a été détectée à Stanstead en août 2025 et, depuis lors, la maladie ne cesse de se propager.
Les cas de rage chez l’humain sont rares, mais le virus est presque toujours mortel une fois les symptômes apparus. Au Québec, le dernier cas remonte à l’an 2000 et il était lié à un contact avec une chauve-souris.
Les autorités de la santé publique ont souligné l’importance de limiter l’exposition aux risques ainsi que tout contact entre une personne et la salive d’un animal potentiellement infecté, sachant que les contacts avec les animaux sauvages se multiplient pendant les mois d’été. Elles ont expliqué que les situations les plus courantes impliquent des morsures et des griffures, ou encore un contact entre la salive et une plaie, une coupure, les yeux ou la bouche. « Il est important de savoir qu’un animal peut transmettre la rage sans présenter aucun signe apparent de la maladie. Tous les mammifères peuvent être infectés, qu’ils soient sauvages ou domestiques, surtout s’ils n’ont pas été vaccinés ».
Ce printemps, le ministère de l’Environnement, de la Lutte contre les changements climatiques, de la Faune et des Parcs s’est consacré à la surveillance et à la lutte contre la rage chez les ratons laveurs, notamment par le biais de campagnes de vaccination de type « capturer-vacciner-relâcher ».
Dans le cadre du programme de surveillance de la rage du raton laveur, les résidents de la zone de surveillance renforcée qui trouvent un raton laveur, un renard ou une mouffette malade ou mort(e) sont tenus de signaler la présence de l’animal en appelant le 1-877-346-6763. Cette forme de collaboration est importante, car les statistiques montrent que les animaux signalés par le public sont les plus susceptibles d’être infectés.

