The Gleaner
Nouvelles

L’économie sociale et la jeunesse, une formule gagnante

Bon nombre des stéréotypes portés par les différentes générations jeunesse, Y et Z, peuvent facilement être trouvés après quelques clics en ligne. Il n’en reste pas moins que notre société nord-américaine conçoit « la jeunesse » comme étant empreinte de « Je-m’en-foutisme » généralisé.

Toutefois, lorsqu’on s’arrête un instant et qu’on pose vraiment la question : Est-ce que les jeunes sont aussi désintéressés que l’on peut croire lorsqu’on navigue en ligne?, on peut plutôt conclure que, par contre, beaucoup d’entre eux sont préoccupés par leur futur et par l’avenir de notre planète et que, contrairement aux croyances populaires, les jeunes sont prêts à agir pour accélérer le changement.

Dans son texte « Les valeurs de professionnelles des Québécois âgés entre 18 et 34 ans en parfaite harmonie avec l’économie sociale », Le Chantier de l’économie sociale met en lumière les chiffres de la firme de sondage et de recherche Léger qui exposent que les intérêts des jeunes Québécois ne sont pas si éloignés des valeurs de l’économie sociale :
« Une forte majorité de Québécois âgés entre 18 et 34 ans jugent qu’il est important d’évoluer dans une organisation qui vise d’abord et avant tout à répondre aux besoins de ses membres ou de la communauté (82%), qui a des principes de gouvernance démocratique où chaque personne peut voter (72%), qui améliore la société pour la rendre meilleure (87%), qui améliore l’environnement et l’écologie (81%) et qui offre une grande autonomie dans le choix des tâches (86%).»

Toutefois, une question demeure : « Quel est le lien avec l’économie sociale? »
Il suffit de demander à n’importe qui travaillant en économie sociale, ils vous diront tous que c’est un terme qu’on utilise à toutes les sauces, pâtes et fromage. Bref, ce n’est pas clair et limpide pour tout le monde.
L’économie sociale c’est aussi simple que les deux concepts primordiaux qui composent son nom : de l’économie qui est sociale. La partie économie se constitue lorsqu’une organisation (compagnie, coopérative, organisme) est autofinancée par la vente d’un produit ou d’un service et qui réinvestit lesdits gains dans sa mission première. La partie sociale, c’est lorsque l’humain, au sens large, est au cœur des activités de l’institution. C’est une économie qui place le social au cœur de son modèle d’affaire.
Mais, alors pourquoi les jeunes s’intéresseraient-ils à l’économie sociale?

Lorsqu’on retourne au texte soumis par le Chantier de l’économie sociale, on constate que les jeunes sondés « qui affirment avoir une bonne connaissance de l’économie sociale, seront près de la moitié (46%) à considérer qu’il est probable qu’ils se lancent en affaires dans ce domaine. »

Ces chiffres démontrent par eux-mêmes que lorsqu’un jeune est sensibilisé à l’économie social, celui-ci considère ce modèle comme une option à part égale du modèle entrepreneurial traditionnel. L’économie sociale est un moyen d’action réel pour effectuer du changement et donc, tant qu’à se lancer en affaires, aussi bien le faire avec et pour sa communauté.

Ève-Laurence Miron, Agente SISMIC VHSL

Latest stories

La grippe aviaire se répand chez les bovins

Franklin : les révélations du rapport d’audit

Un demi-million pour la vitalisation de la région

The Gleaner

Laissez un commentaire

* En utilisant ce formulaire, vous acceptez le stockage et la gestion de vos données par ce site.

RSS
Follow by Email
Facebook
Twitter
YouTube
LinkedIn
Instagram
WhatsApp