The Gleaner
Agriculture

Légumes frais : quand acheter local devient la norme

Sarah Rennie
Traduit par Iris Delagrange

« La solidarité, l’équité et les valeurs écologiques font partie de notre ADN d’entreprise », explique Olivier Lamoureux, membre fondateur de la Coop Les Jardins de la Résistance, une ferme maraîchère basée à Ormstown.

Pour Lamoureux, un jardin maraîcher s’inscrit parfaitement dans le modèle d’économie sociale en tant que moteur de souveraineté alimentaire dans les communautés locales. Le maraîchage peut créer des liens puissants et significatifs entre les consommateurs et les agriculteurs. « Chaque consommateur devrait être en mesure de savoir où les aliments sont produits, comment ils sont produits et par qui », dit-il.

Les Jardins de la Résistance font également partie du mouvement agricole soutenu par la communauté, où les consommateurs deviennent des partenaires de la ferme en souscrivant à une livraison hebdomadaire de paniers de légumes saisonniers. Les abonnements aux paniers de légumes sont payés avant le début de la saison afin que la ferme soit en mesure de planifier adéquatement la saison à venir, et les partenaires viennent ensuite chercher leurs légumes fraîchement récoltés chaque semaine. « Pour moi, cette relation économique de confiance est au cœur du modèle d’économie sociale », explique Lamoureux.

Une autre façon dont ce modèle d’agriculture illustre bien le modèle d’économie sociale est par la gestion de l’environnement en tant que source de biodiversité dans le paysage agricole. Selon Lamoureux, le maraîchage utilise efficacement l’espace qui contribue à réduire l’empreinte écologique de la production alimentaire, ce qui est bénéfique pour l’ensemble de la communauté.

 

La distribution de paniers de légumes hebdomadaires à la Coop Les Jardins de la Résistance à Ormstown PHOTO Pôle dÉconomie Social

 

Pour la saison 2021, les Jardins de la Résistance prévoient d’augmenter leur production pour pouvoir produire 400 paniers de légumes sur 24 semaines (de juin à la mi-novembre). Les membres de la Coop évaluent également les avantages de produire plus de légumes verts tout au long de l’hiver pour pouvoir les ajouter des abonnements aux paniers d’hiver. La Coop a récemment participé à un concours organisé par les Bourses d’initiatives en entrepreneuriat collectif, ce qui pourrait leur permettre de gagner jusqu’à 10 000 $ qui seraient investis dans une nouvelle serre pour la production hors saison. Le projet leur rendrait capable de produire des légumes robustes pendant les mois les plus froids avec un minimum de chaleur. Cela leur permettra également de continuer à diversifier le contenu de leurs paniers d’hiver afin qu’ils puissent boucler la boucle et offrir aux habitants des légumes frais toute l’année.

Il est maintenant clair que l’un des résultats positifs de la pandémie a été la prise de conscience de l’importance de pouvoir s’approvisionner davantage localement. « J’ai vu un changement plus important dans les habitudes des gens », dit Lamoureux, dont les consommateurs ont commencé à le solliciter au printemps, alors que les produits étaient encore rares. « Les gens se sont rendu compte qu’il y avait une économie locale avec des fermes et des jardins », dit-il.

« C’était la première année où nos abonnements aux paniers étaient complets en mai, un mois avant la première livraison de légumes. Je pense que toutes les autres fermes étaient dans la même situation. Cela signifie en pratique qu’il y avait plus de demande pour des légumes locaux qu’il y avait d’offre », poursuit-il, suggérant que tout cela sent très bon pour l’avenir des jardins maraîchers locaux.

 

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