The Gleaner
Nouvelles

Les ambulanciers de Huntingdon espèrent la fin du travail de garde

Le plan d’action récemment annoncé par le gouvernement, qui vise à améliorer le système préhospitalier d’urgence de la province, a apporté une lueur d’espoir aux ambulanciers de Huntingdon, qui sont les seuls en Montérégie à travailler selon des quarts de travail de garde.

Le gouvernement provincial a annoncé qu’il consacrera près de 630 millions de dollars aux services ambulanciers au cours des cinq prochaines années, dont au moins 1,3 million de dollars ira à la région de la Montérégie-Centre pour modifier les horaires des quarts de travail ou pour augmenter le nombre d’heures de service. Tous les services d’ambulance de la Montérégie sont dirigés par le Centre intégré de santé et de services sociaux de la Montérégie-Centre (CISSSMC), y compris ceux qui sont basés à Huntingdon.

Selon le ministère de la Santé, ces sommes s’ajoutent à celles débloquées en 2022 qui ont permis de convertir 46 horaires de garde en horaires fixes, dont ceux des ambulanciers de Hemmingford. Le travail sur appel est maintenant aboli dans toutes les régions de la Montérégie, à l’exception de Huntingdon, où Paraxion offre des services préhospitaliers à la ville ainsi qu’au territoire ouest du Haut-Saint-Laurent, c’est-à-dire à Godmanchester, Hinchinbrooke, Elgin, Sainte-Barbe, Saint-Anicet et Dundee.

« Huntingdon est dans une situation particulière », affirme Mathieu Lacombe, porte-parole du Syndicat des paramédics et du préhospitalier de la Montérégie (SPPM-CSN). Il explique que les ambulanciers de garde sont en service 24 heures sur 24 pendant sept jours consécutifs à partir de leur domicile; ils doivent donc se rendre à leur ambulance avant de répondre à une urgence, alors que ceux qui travaillent selon un horaire fixe sont déjà à un poste ou dans leur ambulance en attente d’appels.

 

<span class=s2>Les ambulanciers de Paraxion basés à Huntingdon sont les seuls en Montérégie qui travaillent toujours de garde et sur appel PHOTO par Sarah Rennie<span>

« En ce moment, nous avons un bon service à Huntingdon », dit M. Lacombe. Il explique que la fermeture du pont Larocque, qui relie Saint-Stanislas-de-Kostka à Salaberry-de-Valleyfield, en janvier, a créé une situation temporaire où le travail par quarts sur appel des ambulanciers de Huntingdon a été converti en un horaire à l’heure. Présentement, deux ambulances régulières sont disponibles le jour ainsi qu’une ambulance la nuit. Cette exception doit prendre fin le 7 avril, date à laquelle les ambulanciers reviendront au travail sur appel.

M. Lacombe estime que la situation est regrettable, tant pour les ambulanciers que pour la population locale. Il rapporte que le 5 février, les ambulanciers ont été appelés pour une urgence à Huntingdon impliquant un patient de 61 ans. L’appel au 9-1-1 a été reçu à 11 h 32 et, comme les ambulanciers étaient déjà au poste, ils sont arrivés sur les lieux à 11 h 40. L’équipe a travaillé rapidement et le patient a été réanimé à 11 h 43.

M. Lacombe précise que c’est la deuxième ambulance qui est intervenue, car la première répondait déjà à un autre appel. Selon lui, il ne fait aucun doute que les ambulanciers ont pu intervenir aussi rapidement parce qu’ils travaillaient à des heures normales et qu’ils n’étaient pas chez eux lorsque l’appel d’urgence a été reçu.

La Dernière Ambulance, qui suit les temps de réponse moyens des ambulances pour les urgences les plus critiques, révèle que le temps d’attente moyen pour un appel de priorité 0 (le plus urgent) est de 18,03 minutes à Huntingdon, de 19,67 minutes à Godmanchester, de 22,5 minutes à Hinchinbrooke, de 24,12 minutes à Saint-Anicet, et de 38,5 minutes à Dundee. À Ormstown, où il y a un poste, le temps est en moyenne de 15,62 minutes; dans les municipalités voisines du Haut-Saint-Laurent desservies par Ormstown, notamment Franklin, Havelock, Howick, Saint-Chrysostome et Très-Saint-Sacrement, le temps est également parmi les plus bas, avec une moyenne de 16,7 minutes.

« Le travail sur appel peut être efficace dans les zones très rurales, mais ce n’est plus le cas à Huntingdon en raison de l’augmentation de la population », explique M. Lacombe, qui souligne que les délais causés par le travail sur appel créent un stress supplémentaire pour les ambulanciers, qui ne savent que trop bien à quel point chaque seconde peut compter lorsqu’ils interviennent en cas d’urgence.

Les ambulanciers de Huntingdon sont également importants pour le réseau régional, qui, selon M. Lacombe, est actuellement surchargé : « Chaque zone est soutenue par une autre », explique-t-il, suggérant que Huntingdon pourrait être appelé à Ormstown ou à Valleyfield, et vice-versa, en fonction de la demande.

Il ajoute que rien n’indique que les fonds annoncés par le gouvernement pour la conversion des horaires de travail s’appliqueront à Huntingdon. Le SPPM-CSN a demandé une rencontre urgente avec la députée de Huntingdon, Carole Mallette, pour discuter de la situation. La ville de Huntingdon et certaines municipalités avoisinantes ont également adopté des résolutions en appui aux ambulanciers locaux.

« Nous espérons recevoir de bonnes nouvelles », dit M. Lacombe.

Latest stories

Investissement de 800 000 $ pour les emplois d’été

The Gleaner

Crise de santé : le CISSSMO ferme des lits et demande au public d’éviter les urgences

Le gouvernement provincial finance le compostage dans trois municipalités du HSL

Laissez un commentaire

* En utilisant ce formulaire, vous acceptez le stockage et la gestion de vos données par ce site.

RSS
Follow by Email
Facebook
Twitter
YouTube
LinkedIn
Instagram
WhatsApp