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Les animaux du Parc Safari indifférents face à l’éclipse

Il est difficile d’imaginer que quelqu’un ait pu rester indifférent à la spectaculaire éclipse solaire totale qui a traversé la région le 8 avril dernier, mais pour la plupart des animaux du Parc Safari, situé à Hemmingford, l’après-midi s’est déroulé comme n’importe quel autre après-midi.

Des zoologistes et des bénévoles ont travaillé à la collecte d’enregistrements visuels et sonores des animaux qui se trouvaient à l’extérieur ou qui pouvaient être surveillés, notamment les girafes, les lions, les hyènes, les loups et les lynx, de même que les lamas, les alpagas et les dromadaires. Les données seront transmises au projet Eclipse Soundscapes, un projet de science citoyenne financé par la NASA pour étudier comment les éclipses solaires affectent la vie sur la Terre.

« De manière réaliste, en ce qui concerne les mammifères, qu’il y avait très peu de chances qu’il se passe quelque chose », indique Aurélien Berthelot, directeur zoologique du Parc Safari. Les lions du parc, par exemple, dorment jusqu’à 18 heures par jour, et si certains ont rugi pendant l’éclipse, d’autres ont dormi tout au long du rare événement céleste.

De tous les carnivores, les hyènes semblaient être les moins à l’aise avec les changements soudains de température, de lumière et d’atmosphère. Après avoir discuté avec son équipe de zoologistes, M. Berthelot rapporte que les hyènes ont commencé à émettre des vocalisations. Il n’est cependant pas convaincu que ce comportement soit lié à l’éclipse.

Selon M. Berthelot, l’éclipse était beaucoup plus susceptible d’avoir un impact sur les humains, et il suggère que la tendance à s’attendre à des changements dans le comportement des animaux pourrait être liée à un phénomène appelé anthropomorphisme, qui consiste à attribuer des caractéristiques ou des comportements humains à des animaux.

« Chez les hyènes, nous avons observé un certain comportement », reconnaît M. Berthelot, tout en précisant que l’activité observée ne sortait toutefois pas de l’ordinaire. Selon lui, il est en réalité assez complexe d’attribuer le changement de comportement d’un animal à un seul élément, notamment les changements environnementaux spectaculaires observés lors de l’éclipse. Par exemple, des arbres avaient été abattus à proximité de l’enclos des hyènes plus tôt dans la journée, ce qui pourrait avoir provoqué une certaine agitation.

 

Les hyènes du Parc Safari à Hemmingford ont émis des vocalisations lors de léclipse solaire totale du 8 avril les zoologistes ne sont toutefois pas en mesure de dire si ce comportement est lié à lévénement astronomique PHOTO Sarah Rennie

 

Un autre facteur à prendre en compte est que l’éclipse a coïncidé avec l’heure à laquelle les hyènes sont nourries. Pour compliquer davantage les choses, M. Berthelot souligne que tous les carnivores du Parc Safari jeûnent le dimanche : « Les lundis sont souvent un peu plus intenses », admet-il.

Les zoologistes n’ont observé aucun comportement particulier chez les animaux qui se trouvaient à l’extérieur pendant l’éclipse. « L’espèce chez laquelle nous aurions pu observer quelque chose de plus convaincant est l’insecte, mais nous n’en avons pas ici », dit M. Berthelot.

Le zoologiste explique qu’en dépit de leurs observations plutôt décevantes, il était important pour le Parc Safari de contribuer au projet Eclipse Soundscapes. Selon le laboratoire ARISA, qui coordonne l’étude participative, « les éclipses offrent une occasion rare de faire progresser la recherche sur l’écologie du paysage sonore grâce à l’étude des réactions des animaux aux changements soudains et radicaux des stimuli naturels ». M. Berthelot précise que les données enregistrées au Parc Safari n’ont pas été interprétées par ses zoologistes. Il est donc possible, selon lui, que des éléments significatifs pour l’étude aient été enregistrés.

« Un zoo n’est pas seulement une attraction touristique. C’est également un lieu qui permet de participer à la conservation et à la recherche », affirme-t-il, en indiquant qu’il sautera toujours sur l’occasion de participer à des études de recherche. « C’est aussi notre rôle », ajoute-t-il.

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