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Les grévistes menacent un débrayage illimité

Les grévistes des secteurs de l’éducation, de la santé et des services sociaux affiliés au Front commun des syndicats du Québec ont été rejoints sur les lignes de piquetage cette semaine par les infirmières et les professionnels des soins qui ont entamé un débrayage de quatre jours lundi. Les membres du Front commun prévoient de mettre fin à leur grève de sept jours jeudi.

Les syndicats du secteur public ont tous rejeté l’offre la plus récente du gouvernement, à savoir une augmentation salariale de base de 12,7 % sur cinq ans, estimant que cette offre est inférieure aux estimations actuelles de l’inflation et qu’elle entraînerait une baisse de salaire pour les employés. Le Front commun et la Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec (FIQ), qui représente 80 000 infirmières et autres professionnels de la santé, ont soumis des contre-offres au gouvernement à la fin de la semaine dernière. La FIQ propose une augmentation de 20 % sur quatre ans, tandis que le front commun a accepté de négocier un contrat à plus long terme, jusqu’à cinq ans, mais seulement s’il comprend une clause d’indexation et un rattrapage salarial.

Les quatre dirigeants syndicaux du front commun ont déclaré qu’ils se réuniraient les 18 et 19 décembre pour faire le point sur l’état d’avancement des négociations. S’ils n’ont pas reçu d’offre sérieuse de la part du gouvernement à ce moment-là, le groupe syndical se dit prêt à déclencher une grève générale illimitée au retour du temps des fêtes.

« Les négociations sont définitivement passées à un autre niveau d’intensité », affirme Nick Ross, président de la Chateauguay Valley Teachers Association (CVTA).  Il note que les équipes de négociation au niveau provincial se rencontrent presque quotidiennement et tentent d’élaborer le meilleur scénario possible pour les travailleurs. Entre-temps, il confirme que le moral des membres de la CVTA reste élevé. « C’est formidable de voir tous les travailleurs du secteur de l’éducation réunis lors des activités de mobilisation : personnel de soutien, cols bleus, professionnels et enseignants se tenant côte à côte en solidarité », dit-il, notant que les grévistes gardent le moral en jouant de la musique et en dansant pour se réchauffer.

 

Les membres du front commun manifestaient à Huntingdon le 8 décembre PHOTO Sarah Rennie

 

« Le soutien de la communauté est sans précédent, et tout le monde apprécie chaque petit geste, qu’il s’agisse d’un coup de klaxon et d’un sourire ou d’une livraison de café, de chocolat chaud, de muffins ou de biscuits », ajoute M. Ross, qui rappelle que les enseignants de la région ne veulent pas faire la grève, mais que c’est nécessaire pour faire avancer les choses avec le gouvernement.

Le réseau sous pression

Michael Helm, directeur général de la Commission scolaire New Frontiers, affirme que la grève commence à peser sur le réseau éducatif. Il se dit préoccupé par le nombre de jours d’enseignement perdus. « On va devoir se concentrer sur les apprentissages essentiels », dit-il, suggérant que si la grève se poursuit, il pourrait y avoir moins de temps pour l’enrichissement ou le travail d’auto-exploration avec les élèves. Il ajoute qu’à ce jour, le ministère de l’éducation n’a rien dit au sujet de la compensation du temps perdu. Il est également conscient qu’au cours de l’hiver, il y aura probablement quelques jours d’école annulés en raison des conditions météorologiques.

M. Helm se dit également préoccupé pour le personnel du NFSB, les élèves et leurs familles. « L’impact se fait sentir à de nombreux niveaux et tout le monde est encore très fragile », explique-t-il.

Les infirmières et les professionnels de la santé sont également frustrés

Pour Dominic Caisse, président par intérim de la FIQ-syndicat des professionnelles en soins de Montérégie Ouest, le gouvernement se comporte de façon injuste. « Flexibilité, efficacité, pouvoir : le gouvernement n’a que ces mots-là à la bouche, mais ce que nous voulons faire comprendre à nos patient-e-s et à la population, c’est que ça ne doit pas être à sens unique », dit-il.

Nous voulons, nous aussi, avoir la flexibilité pour être présentes auprès de notre famille, des équipes de travail stables et efficaces pour mieux soigner et du pouvoir sur la confection de nos horaires. La gestion autoritaire, ça ne passe plus auprès des professionnelles en soins ! », affirme-t-il, tout en soulignant que les professionnelles en soins méritent d’être payées à leur juste valeur et qu’elles n’accepteront pas une réduction de leur pouvoir d’achat.

Le premier ministre François Legault s’est dit prêt à augmenter l’offre salariale, mais seulement en échange de concessions de la part des différents syndicats.

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