Les éducatrices de la petite enfance affiliées à la Fédération de la Santé et des Services Sociaux (FSSS-CSN) ont manifesté à Huntingdon le 4 avril, après avoir prolongé de deux jours cette semaine ce qui devait être une grève de trois jours.
Sylvie Brunet, la représentante syndicale du CPE Kaléidoscope à Hinchinbrooke, affirme que même si le gouvernement offre une augmentation salariale de 17,4 % et des primes pour celle qui travaillent en région, « tout est un peu exagéré ».
« Il faut lire les petits caractères », explique Mme Brunet, en notant que l’offre actuelle comprend plusieurs concessions pour les travailleuses de CPE, au niveau des congés ainsi qu’à la rémunération pour le travail effectué en l’absence des enfants. « Au lieu d’encourager nos jeunes à étudier dans ce domaine, avec de meilleures conditions parce que c’est encore le moins bien payé de tous les diplômes, ils vont nous obliger à travailler plus d’heures », déplore-t-elle.
La présidente du Conseil du Trésor, Sonia LeBel, a réitéré la semaine dernière que les conditions du contrat sur la table sont « généreuses et équitables », tout en notant que les syndicats CSQ et FTQ ont déjà accepté l’offre du gouvernement.

Mme Brunet affirme que les négociations devaient avoir lieu le 4 avril et que les négociateurs syndicaux étaient prêts à continuer s’il y avait des signes de progrès. Elle a toutefois admis que les deux parties restaient très éloignées sur des questions clés telles que ce qu’elle qualifie de salaires décents, des charges de travail raisonnables et un soutien accru pour les enfants ayant des besoins spéciaux.
Mme Brunet confirme que si aucun accord n’est conclu d’ici le 8 avril, la prochaine étape pour les travailleuses syndiquées des CPE sera un débrayage illimité.

