The Gleaner
Opinion

Lettre à la rédaction : Concernant la bibliothèque d’Ormstown

Dans l’édition du 21 octobre 2020 du Gleaner, Sarah Rennie a fait un reportage concernant la décision prise par la Municipalité d’Ormstown de déplacer la bibliothèque dans les locaux de la nouvelle clinique médicale qui est présentement en construction sur la Route 201.

Je suis le conseiller municipal que le maire accuse d’être contre le projet pour des raisons et des intérêts personnels. Il insinue aussi que j’ai « alimenté le mouvement qui s’est attaqué à la problématique ». Il accuse également « certains conseillers » (M. Ovans et moi-même) de tromper la population. Rien ne pourrait être plus loin de la vérité.

Ce que le maire n’apprécie pas, c’est que la population n’a pas besoin d’être menée à conclure que de déplacer une bibliothèque d’un quartier tranquille de la ville, qui est près d’écoles, vers un centre de santé (n’oubliez pas que nous sommes en situation de pandémie) situé sur une route achalandée, sans accès pour les piétons et les enfants, n’est pas une décision judicieuse. C’est une évidence. En effet, elle ne respecte même pas les directives de l’Association des bibliothèques publiques du Québec.

Le maire et certains conseillers municipaux font pression depuis longtemps pour que la bibliothèque soit relocalisée sur le côté sud de la Route 138. Leurs efforts pour acheter le Gym Kana ont échoué lorsque l’offre de la ville a été surenchéri par le service d’ambulance. Le maire et certains conseillers ont décidé que la deuxième meilleure solution serait de la relocaliser dans le nouveau complexe médical. Les conseillers ont seulement reçu une explication écrite de la raison pour laquelle nous avions besoin d’un espace plus grand pour la bibliothèque (parfois considérée comme un centre Multi-loisir ou un genre de centre communautaire) le 28 août 2020, c’est-à-dire neuf jours après avoir approuvé le déménagement.
Se servir d’une règle qui, selon le maire, justifie de ne pas consulter la population avant la signature d’un accord, néglige les sérieuses préoccupations qu’ont exprimées de nombreux citoyens. Certains membres de la Comité du développement, ceux-ci n’ayant pas été consultés à propos du projet, sont aussi bouleversés.

Le maire a raison de dire que « le bail est signé, c’est déjà fait ». Toutefois, il en est ainsi parce que la signature a été précipitée et acceptée sans que le Conseil ne reçoive une analyse « coûts-bénéfices » professionnelle de la relocalisation de la bibliothèque par rapport à la rénovation de celle qui existe déjà.
Le bail a été approuvé le 8 septembre 2020, mais j’ai été le seul conseiller municipal à le lire et à soulever certaines problématiques qui devaient être discutées. Dans les jours qui ont suivi, j’ai continué à demander des précisions sur certains détails du bail. Le maire a toutefois rejeté mes préoccupations, m’accusant d’entraver le processus. De toute façon, il était trop tard, car la ville avait déjà signé le bail.

Il est illusoire de penser que cela ne coûtera rien. Le loyer sera de 70 000 $, compensé, dit-il, par la taxe municipale que le complexe devra payer (elle n’est pas encore déterminée, mais à un certain moment, on nous a mentionné un montant de 50 000 $, puis un peu plus tard, un montant d’environ 39 000 $). Toutefois, cela ne tient pas compte de la perte de retour de taxes de la clinique, qui pourraient être utilisé pour d’autres besoins de la ville ou pour aider à financer une bibliothèque améliorée. Au lieu de cela, la taxe sert à subventionner le loyer. Justifier le gaspillage de tout cet argent sur le loyer d’une bibliothèque qui ne satisfait toujours pas à la répartition des espaces proposée par le Réseau Biblio, pour ensuite envisager de déménager dans cinq ans, n’est pas responsable au point de vue financier.

La situation concernant le maire qui accuse M. Ovans « d’intimidation et de harcèlement » doit être clarifiée. Il est, en effet, arbitraire et injuste de le sanctionner sans qu’un tiers extérieur n’ait analysé les événements qui ont eu lieu. Cette proposition a été rejetée par le maire. Pourtant, c’est un principe bien établi que l’accusateur ne puisse pas être à la fois le procureur, le juge et le jury.

Tom Vandor
Ormstown

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