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Manifestation des éducatrices de CPE pour des meilleures conditions de travail

Les membres locaux du Syndicat des travailleuses et travailleurs en petite enfance de la région ont fait la grève les 14 et 15 octobre dernier. La manifestation de deux jours faisait partie des grèves tournantes qui ont eu lieu dans toute la province par des éducateurs de la petite enfance qui sont maintenant sans contrat depuis plus de 18 mois. L’action de la semaine dernière faisait suite à une première manifestation le 24 septembre, qui a été lancée après que les 11 000 travailleurs des garderies publiques du Québec aient voté massivement en faveur d’un mandat de grève de 10 jours.

«On a l’impression d’être les derniers à être pris en considération », affirme Christine Parent, qui siège au comité des relations de travail du CPE Kaléidoscope qui compte des centres à Hinchinbrooke et à Saint-Chrysostome. « Nous n’avons pas été fermés pendant une journée depuis le début de la pandémie », dit-elle, soulignant que les éducateurs des CPE ont fourni des services de garde d’urgence au début de la crise et ont continué à travailler tous les jours dans un contexte difficile de directives de santé publique en constante évolution.

 

Les éducatrices du CPE Kaléidoscope ont manifesté à Huntingdon le 14 octobre dernier dans le cadre dune grève de deux jours De nombreux travailleurs et travailleuses de service de garde publics se sont rendus par la suite à Québec le 15 octobre où ils se sont joints à une plus grande manifestation afin dexiger des meilleures conditions de travail de la part du gouvernement provincial  PHOTO Sarah Rennie

 

« Ce serait bien d’être reconnus comme les vrais professionnels que nous sommes », déplore Madame Parent, avant de souligner que même si la crise de la COVID-19 a aggravé les problèmes au sein du système de garde, les motivations de cette grève restent les même. Elle dit que même si les demandes d’augmentation de salaire sont importantes, les travailleurs des CPE se battent aussi et surtout pour la reconnaissance et l’amélioration de leurs conditions de travail.

« Nous demandons que les ratios soient respectés », dit-elle, ajoutant qu’ils demandent également plus de temps pour planifier le travail. « Il y a beaucoup de choses que les parents ne réalisent pas qui se passent dans notre journée », explique-t-elle, comme la capacité à observer les enfants afin d’atteindre des objectifs de développement, développer des activités adaptées aux besoins de chaque enfant, puis travailler avec eux afin d’augmenter la participation et l’implication des enfants.

«J’ai l’impression que nous avons plus que jamais le soutien de la population et des parents, mais nous ne sommes pas entendus par le gouvernement », a déclaré Christine Parent. « Je ne pense pas qu’ils se rendent compte de tout ce qu’ils demandent aux éducateurs des garderies et du peu qu’ils donnent en retour ».

Pour elle, les grèves se poursuivront tant que des progrès ne seront pas réalisés à la table des négociations. « Nous aimons notre travail, et s’occuper des enfants fait en sorte qu’il soit amusant d’aller travailler, dit-elle. Ce n’était pas notre premier choix ».

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