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Mortalité massive de poissons dans la rivière des Anglais

C’est le 14 juillet que des signalements de poissons morts de toutes tailles et de toutes espèces flottant sur la rivière des Anglais ont commencé à faire surface, plus précisément lorsque des résidents de Howick, de Très-Saint-Sacrement et de Sainte-Martine ont commencé à publier des remarques en ligne. Alors que le nombre de poissons morts ne cessait d’augmenter au cours des deux semaines suivantes, les hypothèses quant à la cause de ce phénomène alarmant se sont également multipliées. La Société de conservation et d’aménagement des bassins versants de la Zone Châteauguay (SCABRIC) a publié une déclaration, le 26 juillet dernier, faisant référence aux commentaires publiés sur les médias sociaux qui établissent un lien entre le phénomène et la présence de pesticides dans l’eau, déclarant que ce type d’affirmation frôle la désinformation.

 

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Une rivière serpente à travers des arbres verts sous un ciel nuageux mais bleu
PHOTO par Sarah Rennie En juillet, des centaines de poissons morts ont été aperçus dans la rivière des Anglais, près de Howick.

 

La biologiste Geneviève Audet, qui est la directrice adjointe de la SCABRIC, a noté plusieurs explications possibles pour un événement de mortalité massive, dont l’impact des températures plus chaudes : « Par temps chaud, notamment juste avant l’aube dans les milieux peu profonds, les plantes aquatiques consomment plus d’oxygène qu’elles n’en émettent, ce qui peut provoquer une asphyxie des poissons », explique-t-elle, précisant que des températures supérieures aux seuils de tolérance à la chaleur des poissons peuvent également entraîner la mort. Des témoins ont toutefois souligné que le niveau d’eau de la rivière des Anglais n’était pas particulièrement bas et que les températures n’étaient pas exceptionnellement élevées lorsque les poissons ont commencé à apparaître.

Mme Audet explique que l’utilisation de pesticides par pulvérisation dans la région implique que de petites concentrations de produits chimiques se déversent dans les cours d’eau avec la pluie au printemps, période lors de laquelle l’utilisation de pesticides est plus intensive. Elle admet que de grandes quantités de pesticides, lorsqu’elles sont absorbées directement, peuvent entraîner la mort des poissons, mais estime que les pesticides en petites quantités sont plus susceptibles de provoquer des malformations ou des troubles de la reproduction.

Enfin, l’apport de matières organiques provenant d’installations sanitaires désuètes ou non conformes, ou encore de fertilisants à base de fumier épandus sur les terrains résidentiels et agricoles, favorise la croissance de plantes aquatiques, surtout par température chaude : « Lorsqu’il y a des nutriments en grande quantité, qu’il fait chaud et que la lumière est abondante, les plantes aquatiques n’ont aucune limite à leur croissance », explique Mme Audet, faisant référence au phénomène connu sous le nom d’eutrophisation. Cela peut réduire la concentration d’oxygène contenu dans l’eau et disponible pour les poissons.

Le SCABRIC souligne que des épisodes de mortalité massive sont déjà survenus par le passé, notamment dans la baie Missisquoi en 2020 et dans la rivière Yamaska, près de Saint-Hyacinthe, en 2016. Et si la cause exacte de la plus récente mortalité massive demeure inconnue, le ministère de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques en a été informé et étudie actuellement la question.

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