The Gleaner
Nanette

Ormstown, j’arrive !

Bonjour, chers lecteurs !

Voici la première question que j’ai reçue de « C.R. » à Huntingdon :
« Après tous les endroits du monde que vous avez visités, où vous avez vécu et travaillé, qu’est-ce qui vous a amené dans cette région pour vous installer à Ormstown ? »

 

Bonjour C.R.,

J’étais souvent sur la route depuis 1975, l’année où mon enregistrement de Lady Marmelade est sorti, et j’étais tannée de déménager d’un appartement à l’autre et de devoir tout emballer avant de partir en tournée. Chaque fois que je revenais d’un voyage en Europe, je devais trouver un nouvel endroit où vivrae.

J’avais un beau cheval en peau de daim, Ringo, que j’avais acheté à Saint-Gabriel-de-Brandon lors d’une de mes tournées. J’avais aussi deux chiens, Wiley et Bear. Je devais garder Ringo en pension, et malheureusement, il n’y avait pas d’espace où je pouvais le monter. Certains de mes amis gardaient toujours mes chiens pour moi quand je partais.

J’avais besoin d’un vrai chez moi, mais je voulais que Ringo et mes deux chiots soient avec moi. Un jour, alors que je me trouvais dans une boutique équestre pour acheter des choses pour Ringo, on m’a parlé d’une petite ferme à vendre à Ormstown. J’avais déjà visité plusieurs propriétés, mais lorsque je suis entrée dans la cuisine de cette magnifique ferme en briques, j’ai su que j’étais chez moi. Je suis tombée amoureuse de la maison, du terrain et de toute la région. Au printemps 1977, j’ai donc acheté ma toute première propriété : une petite ferme située juste à l’extérieur du village d’Ormstown.

À l’époque, le prix demandé pour la ferme était incroyablement élevé : 32 500 $. En raison de l’instabilité des salaires dans le secteur de la musique, j’ai dû verser la moitié de la somme pour obtenir un prêt hypothécaire. Je n’avais jamais acheté de propriété auparavant et je n’avais aucune garantie. Le seul endroit où je pouvais obtenir une telle somme était ma maison de disques. Le succès de Lady Marmelade a été tel que lorsque j’ai menacé la maison de disques de retourner aux États-Unis si elle ne me prêtait pas l’argent, eh bien, vous pouvez deviner !

Je me suis rendue à la Caisse Populaire Desjardins de Howick et j’ai rencontré le directeur, le beau Jean Billette, qui m’a expliqué tout le processus de prêt hypothécaire et les responsabilités qui découleraient de la possession de ma propre maison, comme les taxes, l’assurance et les autres coûts que je devrais encourir lors de l’achat. J’ai su dès ce moment que si j’avais besoin d’aide pour obtenir un prêt ou toute autre hypothèque, c’est à lui que je m’adresserais. Quelques années plus tard, quand il y avait moins de travail, j’ai dû contracter un deuxième prêt hypothécaire. J’étais décidée à ne pas perdre ma maison.

L’industrie de la musique au Québec a toujours été volatile, et donc peu sûre pour tout artiste essayant d’y faire carrière de façon réussie et durable. À l’époque, j’entretenais une relation avec un jeune homme, Angelo Finaldi, qui a écrit et coécrit la plupart des chansons que j’ai enregistrées entre 1975 et 1979 ; mais lorsque j’ai déménagé à la ferme, cette relation a pris fin. Ce n’était pas un gars de la campagne !

Depuis, je suis tombée amoureuse de cette région du Québec. Il y a quelque chose dans l’énergie d’ici qui me nourrit tellement. Au cours de toutes mes années dans le secteur de la musique, j’ai travaillé et rencontré tant de gens, mais je n’ai jamais ressenti ce que je ressens aujourd’hui. Je me sens bénie d’être ici, de vivre les extraordinaires couchers de soleil dans la région et de découvrir un tableau nouveau et différent dans le ciel à la fin de chaque journée.

J’aimerais beaucoup avoir des nouvelles de certains d’entre vous et discuter avec vous de différents sujets. Bien que je n’aie pas d’opinion arrêtée, j’aime les bonnes discussions. Il peut s’agir de n’importe quel sujet que vous aimeriez aborder. J’ai voyagé un peu partout et j’ai du vécu. Je pense avoir accumulé un peu de sagesse, et c’est toujours un plus pour une bonne discussion.

Vous pouvez m’envoyer un courrier électronique à l’adresse nanette@the-gleaner.com pour me poser vos questions ou me demander mon avis sur un sujet donné. Je répondrai à toutes vos lettres, mais il se peut que j’en publie certaines si vous m’en donnez l’autorisation.

Je me réjouis d’avoir de vos nouvelles. Je vous souhaite une excellente journée !
Nanette

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