The Gleaner
Opinion

Pour en savoir plus sur les personnes réfugiées

Le 4 avril, au Canada, c’est la Journée des droits des réfugiés. C’est l’occasion parfaite d’en parler, de faire un portrait de la situation.

Le parcours des réfugiés

Les gens contraints de fuir leur pays peuvent passer par deux processus pour obtenir un statut de réfugié au Canada : soit ils font une demande d’asile à partir de l’étranger (ils sont parrainés ou pris en charge par l’État), soit ils font une demande d’asile une fois arrivés au Canada. La plupart des arrivées aux postes frontaliers sont partagées entre le Québec et l’Ontario, mais presque toutes les arrivées irrégulières (pensons au Chemin Roxham) ont lieu au Québec. En 2021, par exemple, c’était 4 100 interceptions qui ont eu lieu au Québec, sur 4 250 au total au Canada. L’Entente sur les tiers pays sûrs pousse ces gens à passer par le Chemin Roxham, car s’ils passaient par un point d’entrée normal, ils ne seraient pas admissibles à une demande de statut de réfugié, sauf exception.

Au Québec, on admet en moyenne 49 000 immigrants par année, et les réfugiés constituent 17 % de ces admissions (plus ou moins 8 500 personnes). De ce nombre, environ le tiers sont des réfugiés reconnus sur place, la moitié sont parrainés et le reste, pris en charge par l’État.

Tout demandeur d’asile doit comparaître devant la Commission de l’immigration et du statut de réfugié. L’attente pour l’audience est de deux ou trois ans puis, advenant une décision positive de la part de la Commission, on peut postuler pour la résidence permanente, qui peut prendre aussi deux ans de traitement. Les délais sont généralement assez longs.

Nuançons le discours sur les réfugiés

Rappelons que les gens au statut de réfugié ont dû vivre une migration forcée. Plusieurs se demandent : en accueille-t-on beaucoup, est-ce que ça nous coûte trop cher ? D’abord, nous l’avons vu, en terme d’admissions, c’est la catégorie la moins nombreuse parmi les immigrants. Ensuite, il faut souligner la grande propension à l’intégration qu’on retrouve chez les réfugiés : 9 sur 10 deviennent citoyens, 14 % créent un emploi pour eux-mêmes ou pour quelqu’un d’autre. C’est plus élevé que les autres catégories d’immigrants, en plus d’être ceux qui restent le plus en région. Quant au coût de leur accueil, la plupart sont des réfugiés « privés ». De plus, après plusieurs années au Canada, ils contribuent davantage en impôts que ce qu’ils ont « coûté » à l’État.

Et les Ukrainiens, là-dedans ?

Les Ukrainiens ne passent pas par le système de demande d’asile habituel. Ils bénéficient plutôt d’un programme fédéral d’urgence qui leur offre un statut temporaire pour vivre, travailler et étudier au Canada jusqu’à ce que l’Ukraine redevienne sécuritaire. Ainsi, un nombre « illimité » d’Ukrainiens pourront bénéficier de ce programme, pour autant que le gouvernement canadien réussisse à gérer le volume de demandes sans trop de délais. Plus de 60 000 demandes ont été reçues depuis l’annonce de ce programme à la mi-mars.
Thomas Gauvin
Conseiller en immigration, CRESO Immigration

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