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Présence accrue de la GRC à Dundee : les migrants vont vers le sud

La Gendarmerie royale du Canada (GRC) a renforcé ses effectifs à Dundee et dans les environs au cours des dernières semaines, car la région est de plus en plus connue des migrants qui cherchent à entrer irrégulièrement aux États-Unis depuis le Canada.

Le sergent Charles Poirier, porte-parole de la GRC, rapporte un changement depuis que le point d’entrée du chemin Roxham a été fermé, et ce, en raison des modifications apportées à l’Entente sur les tiers pays sûrs. Alors que la grande majorité des demandeurs d’asile utilisaient le poste frontalier non officiel pour entrer au Canada, les autorités constatent maintenant une augmentation du nombre de personnes qui quittent le Canada pour les États-Unis dans la région.

Selon le sergent Poirier, bien que l’activité concernant les migrants ne soit pas tout à fait récente dans le secteur, elle était auparavant anecdotique. Il laisse entendre que le détachement de la GRC de Valleyfield se concentrait davantage sur la contrebande, mais il admet que le mouvement des migrants vers le sud devient de plus en plus préoccupant. Depuis septembre, la police a remarqué une tendance inquiétante; les migrants ont commencé à utiliser les chemins de fer pour se rendre aux États-Unis, y compris la voie ferrée qui traverse la frontière à Dundee.

« Quelques incidents se sont produits, ce qui n’est pas le cas tous les jours », précise le sergent Poirier en ce qui a trait aux personnes qui marchent ou qui conduisent sur les lignes de chemin de fer. Dans d’autres cas, des véhicules ont été abandonnés sur les voies ferrées ou le long de celles-ci après qu’ils ont été restés coincés dans les pierres et les planches utilisées pour soutenir les rails.

Un rapport de Radio-Canada confirme que Transports Canada a communiqué avec CSX Transportation, qui est propriétaire de la voie ferrée. La compagnie ferroviaire a pris des mesures pour réduire la vitesse des trains dans ce secteur afin de mieux détecter les obstacles qui pourraient se trouver sur les voies.

« C’est une situation difficile qui demande beaucoup d’efforts », explique le sergent Poirier, tout en soulignant les risques élevés encourus par les conducteurs et les opérateurs de trains, les migrants et les patrouilleurs. Il confirme que des agents ont dû arrêter des trains et que des lignes ferroviaires ont été fermées, dans certains cas pendant plusieurs heures, pour éviter d’éventuels accidents.

En collaboration avec la
population locale

« Nous ne pouvons pas accomplir ce travail seuls, déclare le sergent Poirier. Cette région est essentiellement composée de champs et de bois, et nous ne pourrons pas mener à bien cette tâche sans l’aide des citoyens », explique-t-il, mentionnant que la GRC a parfois dû installer des barricades sur des propriétés privées pour bloquer l’accès aux voies ferroviaires.

Le sergent Poirier encourage les résidents à demeurer vigilants et à communiquer avec le détachement de Valleyfield s’ils trouvent des vêtements ou des biens qui ont été abandonnés. Toutefois, si les citoyens voient quelque chose qui sort de l’ordinaire, le sergent Poirier précise qu’il est important de composer immédiatement le 9-1-1 et que le répartiteur communiquera avec l’unité de police ou d’urgence appropriée.

Selon le sergent Poirier, une grande partie de l’activité impliquant des migrants est liée à ce qu’il appelle un crime d’occasion, où les gens utilisent des taxis, des Uber ou des voitures de location pour s’approcher le plus possible de la frontière. Parallèlement, il admet que la police enquête également sur les réseaux de trafic d’êtres humains qu’elle croit actifs dans la région. Le sergent Poirier explique que dans ces cas-là, les personnes arrivent à un aéroport international, par exemple à Montréal, à Toronto ou même à Vancouver, et que quelques heures plus tard, les autorités les retrouvent à la frontière.

Dans un cas comme dans l’autre, le sergent Poirier affirme que la GRC est préoccupée par l’hiver qui s’annonce : « Les nuits sont de plus en plus froides et les gens vont se perdre, dit-il. Par le passé, nous n’étions pas aussi bien préparés », admet-il. Il souligne que les forces de l’ordre ont investi dans des motoneiges et des luges de sauvetage, sachant qu’elles pourraient être appelées à intervenir « [en] mode recherche et sauvetage ».

« Cela met également nos agents en danger », déclare le sergent Poirier, qui insiste sur le fait que la GRC ne prend pas cette affaire à la légère. Il reconnaît que les récentes tragédies, telles que les noyades à Akwesasne et la famille morte de froid près dun poste frontalier au Manitoba, les préoccupent beaucoup.

« Nous prenons la situation très au sérieux. Les conséquences sont bien réelles », déclare-t-il.

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