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Réfléchir à deux fois avant d’annoncer son déménagement

La Table logement du Haut-Saint-Laurent a lancé sa deuxième campagne annuelle de sensibilisation afin d’atténuer l’impact de la crise du logement dans la région.

La campagne vise à rappeler aux locataires qu’ils ont des droits et que, dans le contexte actuel, les locataires qui souhaitent rester dans la région devraient idéalement avoir trouvé un nouveau logement avant d’informer leur propriétaire de leur intention de déménager.

Les locataires doivent fournir aux propriétaires un avis de non-renouvellement au moins trois mois avant la fin du contrat de location lorsqu’ils résilient un bail.

Anyze Goyette, de la table locale du logement, explique qu’il est important que les locataires tiennent compte de l’augmentation rapide des coûts du logement entre deux déménagements, ainsi que de la possibilité de discrimination à l’égard des locataires, et de la disponibilité de logements abordables, propres, bien entretenus et sûrs, avant de décider de déménager.

Un autre objectif de la campagne est de rappeler à ceux qui ne souhaitent pas renouveler leur bail de commencer à chercher un logement dès maintenant.

Le Comité Logement de Beauharnois, qui dessert Beauharnois et les régions voisines, y compris la MRC du Haut-Saint-Laurent, a signalé un taux d’inoccupation de seulement 1,4 % en 2021.

Selon un représentant du comité, il y a eu une augmentation spectaculaire des prix des logements depuis lors, le coût moyen des logements ayant doublé et même triplé dans certains cas.

Les données du recensement de 2021 montrent qu’un peu plus de 25 % des ménages sont locataires dans le Haut-Saint-Laurent. Le loyer médian était d’environ 690 $ par mois, et plus de 25 % des locataires consacraient plus de 30 % de leur revenu au logement. Plus de 10 % d’entre eux ont fait état de besoins urgents en matière de logement.

Il y a de nouveaux logements, mais l’emballement des coûts de location est inabordable pour une bonne portion des ménages locataires enracinés dans la région.

« Cela conduit souvent à des augmentations excessives ou à la menace d’une reprise de possession par le propriétaire », explique le représentant du comité, qui note que la situation est stressante et que davantage de familles devront prendre des décisions difficiles pour rejoindre les deux bouts.

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