The Gleaner
Opinion

Traumas dans l’enfance et risques de violence

Les comportements agressifs sont très communs chez les enfants. On a observé que la fréquence de l’agressivité physique tend à s’accroître jusqu’à l’âge de 30 à 42 mois, puis décline lorsque les enfants, bénéficiant de conditions favorables, apprennent à réguler leur attention et leurs émotions, à contrôler leurs impulsions et à utiliser la communication verbale pour résoudre les conflits et exprimer leurs besoins.

Or, il peut arriver, pour des raisons variées, que l’environnement ne soit pas favorable à ce développement. Il peut aussi arriver que les enfants vivent des traumas relationnels qui limitent davantage cette faculté à apprendre et à gérer leur agressivité. Les traumas peuvent induire des schémas négatifs ayant une incidence sur la perception de la provocation et sur la capacité à faire confiance aux autres. Dans tous les cas, le risque de pulsion agressive s’en trouve amplifié.

Durant l’enfance, mais aussi plus tard, à l’adolescence et à l’âge adulte, la colère, l’impulsivité et le manque de confiance et d’empathie sont des facteurs de prédisposition aux comportements antisociaux. Régulièrement, les personnes vivront des épisodes de crises comportementales impulsives impliquant un niveau d’agressivité disproportionné par rapport aux situations.

L’ennui est que lorsqu’on est dans cette situation, on a souvent beaucoup de mal à reconnaître le problème. Face aux commentaires qu’on pourra recevoir suite aux « sautes d’humeur » et aux « pétages de coche », on risque d’y voir des attaques et de réagir en niant, en minimisant ou en blâmant les autres. La prise de conscience du problème est difficile.

Si, dans votre vie, les situations de conflit dégénèrent parfois en attaques personnelles; si les mêmes sujets de conflit ont tendance à revenir au fil du temps, sans qu’il soit possible de trouver un terrain d’entente satisfaisant pour les deux parties; si vous avez régulièrement l’impression d’être négligé.e, malmené.e, rejeté.e, trahi.e ou trompé.e; si vous êtes régulièrement envahi.e par des émotions intenses d’hostilité sans qu’il semble possible de vous apaiser par vos propres moyens, n’hésitez pas à consulter.

Il n’y a pas d’âge pour apprendre à gérer son impulsivité, à réguler ses émotions et à utiliser des moyens efficaces de communiquer nos besoins, tout en faisant de la place à ceux des autres. Il faut cependant souvent une aide extérieure y arriver.
Mario Trépanier, Via l’anse

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