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Un extrait festif des archives du Gleaner

22 décembre 1976

L’ORIGINE DE “TOURTIERE

Toute une histoire se rattache à cette belle et bonne friandise si appréciée qui s’appelle ‘“tourtière” Cette pâtisserie ou plutôt ce pâté date de longtemps déjà. Nos grand’mères confectionnaient la tourtière avec un art méticuleux; elles faisaient cuire cette pâte contenant un mélange de viande de porc, de lièvre, et surtout de “tourte” sur l’ancien poêle à deux ponts.

Au fait, qu’était-ça donc que la tourte? Un oiseau qui abondait dans toute la province et surtout dans Charlevoix. Cet oiseau sauvage était de la grosseur d’un pigeon auquel il ressemblait beaucoup; il y en avait tellement qu’on voyait parfois les tourtes s’abattre par véritables nuages sur les champs ensemencés, où c’était alors la désolation. Comme leur chair était succulente, la soupe à la tourte connut vite la vogue, et deux tourtes suffisaient à faire une excellente soupe pour douze personnes.

On fit également les tourtières ce fut, en conséquence, la chasse impitoyable aux tourtes. On les tuait jusque dans les cours des fermes et avec tant d’ardeur qu’on en négligea la messe du dimanche. C’est alors que le clergé ‘’conjura’’ les tourtes pour les faire disparaître. De fait on n’en voit plus aujourd’hui au Canada ni aux Etats-Unis. Leur espèce est-elle éteinte?

Toujours est-il qu’elle a donné naissance au mot ‘’Tourtière”

22 décembre 1965

BUCHES DE NOËL

Parmi les vieilles coutumes il en est une que nous avons conservée, mais combien déformée, hélas!…

O calorifères, que n’êtes-vous “bûches de chaleur” flamboyantes, devant lesquelles la famille chanterait, danserait, et s’embrasserait sous la poutre fleurie du gui? Les bûches où les prendrait-on? La forêt diminue de plus en plus.

Et c’est pourquoi, ô bûches, vous en êtes devenues toutes “chocolat”!

Ou êtes-vous, grand chêne berrichon, jamais élagué, abattu à minuit, dont on déposait la souche dans l’âtre au premier coup de la Messe de Noël, et que le chef de famille aspergeait d’eau bénite avant d’y mettre le feu? Vos débris recueillis respectueusement étaient placés sous le lit; à chaque orage on en retirait une braise pour la jeter dans le foyer et se préserver de la foudre.

C’était la “cause de nau”

Les Normands déposaient les cendres de Noël passé dans la cheminée en récitant le Pater puis apportaient la nouvelle bûche qui prenait son numéro dans l’ordre chronologique des bûches.

22 décembre 1965

Les chandelles remplacées par des lumières

Selon certains rapports, on attribue la “naissance” des lumières d’arbres de Noël à un accident. Un petit garçon qui s’était glissé sous son gros arbre de Noël fit pencher une bougie allumée qui lui brûla les cheveux.

Son père décida de se défaire des bougies et les remplaça par plusieurs douzaines d’ampoules de “switchboard” soudées à des fils et recouvertes de papier aux teintes variées.

Et c’est depuis, parait-il qu’on utilise les lumières multicolores pour orner les arbres de Noël.

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