The Gleaner
Art de vivreExtraits des archives du Gleaner/La SourceHistoire locale

Un extrait festif des archives du Gleaner

Le 20 décembre 1972
Le don de soi
À NOËL notre vie ne prend-elle pas un tout autre sens? La joie, les cadeaux, la fraternité font qu’en ce jour nous existons les uns pour les autres? Et puis, que ferons-nous sans les autres? Si les autres peuvent nous être utiles, nous aussi nous pouvons leur être utile.

NOËL, ce devrait être le service inconditionnel de l’autrui. Le coeur y est, la joie inonde le Coeur, le Coeur fonctioone à plein. Même si la vie nous a meurtri, il y a de la joie au Coeur parce que nous savons que toutes les meurtrissures humaines sont transitoires; nous savons que que nous ne sommes que des pèlerins sur cette vieille terre.

C’est Noël

Course aux magasins, à la Commission des Liqueurs, énervement, fatigue, cartes de Noël, “parties” etc. Voilà l’ambiance dans laquelle on est actuellement. À cette ambiance vient s’ajouter l’aggression de la publicité.

Quelle attitude devons-nous avoir devant toute cette publicité qui nous envahit? Il faut que nos soyons vigilants et plus critiques vis-à-vis les réclames publicitaires. Il faut que nous prenions conscience que la publicité, souvent, fait rêver les gens, les illusionne en leur promettant, par des achats matériels, du “bonheur à rabais”. La publicité joue aussi sur la sensibilité des gens pour vendre des choses matérielles, au-dessus des moyens financiers des gens.

 

Même sur le plan religieux, n’est-il pas vrai que beaucoup de chrétiens ont des réflexes et des attitudes de consommateurs? Par exemple on est pris par l’extérieur, le décor de la fête, le spectacle folklorique des cantiques; on est pris par notre place de banc réserve pour la messe de minuit. On l’a payé ce banc là, il est à nous. Il faudrait que pour nous à Noël, l’important ce ne soit pas le cadeau, mais le Plaisir que l’on procure aux autres, le bonheur que l’on donne, la fraternité que l’on manifeste.

Notre système économique fait produire plus pour nous faire consommer plus! La promotion des biens matériels crée en nous des “besoins” nouveaux souvent superflus: en retour, “ceux qui ont plus”, se voient investis d’un prestige social (Ça flash!).

À Noël, on exploite au maximum notre tendance au matérialisme, au risque de masquer le vrai sens de Noël: d’ailleurs tout le conditionnement socio-culturel fait en sorte que nous soyons moins apte à résister aux assauts de la publicité. On est tenté: on succombe souvent.

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