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Un groupe d’action environnementale étend son champ d’action dans le Haut-Saint-Laurent

Le Mouvement d’action régional en environnement (MARE) fêtera son cinquième anniversaire en mai prochain. Ce qui a commencé par un petit groupe d’action environnementale reposant sur des citoyens a maintenant pris de l’ampleur pour devenir un mouvement animé par des bénévoles qui aident à faire changer les choses dans tout le sud du Québec.

« Nous en avions assez de nous faire dire que l’environnement ne va pas bien », dit Martin Legault, qui est l’un des membres fondateurs du groupe. « Nous avons décidé d’offrir notre aide et d’essayer de construire un réseau à partir de là », explique M. Legault, qui admet que son objectif initial pour la première année était de doubler le nombre de membres et d’organiser quelques campagnes d’action. L’association a en fait recruté plus de 100 nouveaux membres au cours de sa première année d’existence et en compte plus de 500 aujourd’hui.

« Aujourd’hui, nous sommes en contact avec beaucoup de petits groupes de citoyens, mais aussi avec des organisations de plus grande envergure », indique M. Legault. « Nous touchons à tout », explique-t-il. « Au début, nous n’étions pas des experts, reconnaît-il, mais les membres ont rapidement accumulé beaucoup de connaissances ». En effet, le MARE a créé un guide du citoyen pour la protection des milieux naturels; ce guide est désormais inscrit au catalogue de l’Assemblée nationale.

M. Legault souligne que le MARE n’est pas enregistré en tant qu’organisation et qu’il ne reçoit aucun financement du gouvernement : « Le groupe comprend un grand nombre de personnes de tous âges issus de classes sociales diversifiées et de milieux variés », précise-t-il, tout en estimant que plus de 100 membres sont activement impliqués dans plusieurs activités sur le terrain.

Structurellement, le MARE comprend un petit comité de communication et une équipe de sept membres qui gèrent les décisions quotidiennes. Celles-ci sont ensuite présentées lors de réunions publiques, appelées MAREcredis, au cours desquelles les membres planifient, organisent et partagent des mises à jour relatives aux campagnes en cours, ou discutent de divers sujets d’intérêt.

Auparavant, le MARE concentrait ses actions dans les régions de Vaudreuil-Soulanges, Beauharnois-Salaberry, Deux-Montagnes et Laval, mais il s’est récemment impliqué davantage dans le Haut-Saint-Laurent. Il y a deux ans, Ormstown est devenue la première municipalité du Québec à adopter un règlement interdisant l’utilisation de pesticides, ce dernier s’inspirant d’un modèle de règlement élaboré par le MARE. Le règlement s’applique au périmètre urbain du village et a été approuvé de concert avec le syndicat de l’Union des producteurs agricoles (UPA) du Haut-Saint-Laurent.

« C’est un beau projet qui a été réalisé à Ormstown », a souligné M. Legault. « Nous aimerions que la MRC du Haut-Saint-Laurent devienne la première MRC au Québec à se doter d’un règlement harmonisé couvrant l’ensemble de son territoire en ce qui a trait à l’utilisation des pesticides dans les zones résidentielles », a-t-il ajouté. En attendant, le MARE espère que plusieurs autres municipalités adopteront des versions modifiées de leur projet de règlement.

Une autre action entreprise localement a consisté à faire le tour des municipalités de la région, au cours de l’été 2022, pour demander aux conseils d’adopter des règlements relatifs à l’état d’urgence climatique. M. Legault indique qu’à la suite de cette tournée, au moins 26 municipalités ont décrété l’état d’urgence climatique. Les membres retournent cette année dans ces municipalités pour déterminer si des mesures ont été prises à la suite de ces déclarations.

 

Le 20 avril dernier des membres du Mouvement daction régional en environnement notamment Martin Legault Hélène Ladouceur et Philippe Lelièvre ont participé au Forum du Jour de la Terre à Ormstown PHOTO Mouvement daction regional en environnement

 

« Ce qui est important pour nous, c’est de toujours proposer des solutions », insiste M. Legault. Par exemple, le groupe a publié un guide climatique municipal qui compile plus de 100 actions différentes pouvant être adoptées par les municipalités dans le cadre d’un plan d’action climatique. Il rappelle que le groupe privilégie la collaboration, en particulier lorsqu’il s’agit de travailler avec les municipalités.

Le MARE était l’un des 40 kiosques présents au Forum du Jour de la Terre à Ormstown, le 20 avril. Le groupe a également participé à l’événement inaugural de l’année dernière, où il a concrétisé plusieurs partenariats et recruté de nouveaux membres. « Nous essayons d’agir un peu partout, de créer des liens et d’unir nos forces sur toutes les questions environnementales », affirme M. Legault.

Alain Gaulin, habitant d’Ormstown et membre du MARE, partage cet avis et estime que cette perspective est importante : « Trop souvent, les gens finissent par essayer de réinventer la roue chacun de son côté, explique-t-il, suggérant qu’il est plus logique de travailler ensemble. Nous n’allons pas changer le monde, mais nous pouvons prendre des mesures concrètes ». Une fois combinées, ces actions feront la différence.

De plus amples informations sur le MARE sont disponibles en ligne, en français et en anglais, sur le site mouvementmare.org.

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