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Un propriétaire d’Ormstown frustré par les lourdeurs administratives

« Je veux rendre justice à cette maison. Elle en vaut la peine », déclare l’agent immobilier Charles Robert, qui a acheté il y a plus d’un an, à Ormstown, une charmante maison, datant des années 1910 et 1920, ayant été gravement négligée. Il a acheté la propriété patrimoniale, située sur la rue Lambton, avec l’intention de rénover le bâtiment et une vision claire de sa future maison. Il affirme que son rêve est devenu un cauchemar, plusieurs démarches successives auprès de la municipalité ayant interrompu l’avancée de son projet.

« Je veux faire les choses correctement. Je ne veux pas être en conflit avec la ville », indique M. Robert, qui a contacté la municipalité avant de prendre possession de la propriété au début du mois d’avril 2023. Il a rencontré l’inspecteur municipal, Luc Pilon, peu de temps après et a entamé le processus de demande de permis.

L’emplacement de la propriété sur la rue Lambton à Ormstown, une rue à caractère historique, signifie que les rénovations du bâtiment sont soumises au plan d’implantation et d’intégration architecturale (PIIA) de la municipalité. Le processus de délivrance des permis pour les propriétés de ce secteur comprend une évaluation qualitative de certains types de travaux selon des critères spécifiques qui sont évalués par le Comité consultatif d’urbanisme (CCU) de la municipalité.

M. Robert avait déjà réalisé des projets de restauration dans le cadre d’un PIIA à Beauharnois et plus récemment à Huntingdon. « J’ai beaucoup appris. Je n’en étais pas à ma première expérience », dit-il, laissant entendre qu’il avait compris que ses projets pour la maison d’Ormstown devraient respecter son intégrité architecturale. « Je soutiens à 150 % le programme et les procédures du PIIA », affirme-t-il, ajoutant que c’est la période d’attente, le temps d’interprétation du PIIA et d’autres règlements de la municipalité qui ont compliqué ses projets.

Par exemple, M. Robert raconte que peu après avoir fait transporter un chargement de terre végétale par un excavateur local pour niveler le terrain, la municipalité lui a demandé de tester le sol pour vérifier qu’il n’était pas contaminé. M. Robert s’y est opposé et, après quelques discussions, la ville a fini par revenir sur cette exigence, mais cela lui a laissé un goût amer.

La demande initiale de permis pour ses rénovations a finalement abouti à l’octroi d’un permis l’automne dernier, mais M. Robert a depuis décidé de peindre l’extérieur de la maison. Il explique qu’il a demandé un nouveau permis en avril dernier et qu’on lui a dit qu’une résolution serait présentée lors de la réunion du conseil municipal du 6 mai, conformément à la recommandation du CCU.

Sa demande n’ayant pas été présentée lors de la réunion, il a demandé une réponse à la municipalité. Le 23 mai, il a reçu une lettre l’informant que sa demande de permis avait été reportée en raison d’un manque d’informations.

La mairesse d’Ormstown, Christine McAleer, confirme que la demande de permis n’a pas été refusée. « M. Robert doit fournir les documents nécessaires pour que le CCU puisse faire parvenir une recommandation au conseil », explique-t-elle, tout en précisant qu’un complément d’information est nécessaire en ce qui a trait à l’agencement des couleurs qu’il a choisi.

 

Charles Robert espérait rénover la maison quil a récemment achetée sur la rue Lambton à Ormstown Il mentionne que ses relations avec la municipalité lont amené à se demander sil devait poursuivre ses projets PHOTO Yvonne Lewis Langlois

 

Pour que sa demande soit conforme aux exigences du PIIA, la municipalité demande une maquette de la maison montrant les couleurs définitives ainsi que son intégration dans son environnement immédiat. M. Robert doit également présenter une palette de couleurs compatible avec l’architecture et la date de construction de la maison; cette palette de couleur doit également tenir compte des styles à la mode dans la région à cette époque-là.

La lettre de la municipalité note que « la majorité des revêtements étaient blancs ou de nature claire, et donc complémentaires ».

« Nous essayons de préserver la valeur historique de la zone, mentionne Mme McAleer, en se référant au PIIA et à ses exigences. [M. Robert] doit essayer de trouver des couleurs qui s’agencent bien avec l’atmosphère du quartier », explique-t-elle.

« Pour l’instant, je ne suis pas prêt à le faire, dit M. Robert. Même s’ils m’accordent le permis pour la peinture, que se passera-t-il ensuite ? Il y aura toujours un obstacle », soupire-t-il.

« Une certaine flexibilité est nécessaire », ajoute-t-il, suggérant que l’interprétation du règlement devrait tenir compte du contexte local et de la capacité financière des citoyens à se conformer à la réglementation.

« Mon intention est de respecter l’intégrité architecturale. La palette de couleurs que j’ai choisie ne plaira peut-être pas à tout le monde, mais il s’agit de couleurs patrimoniales », insiste M. Robert, avant d’admettre qu’il perd espoir quant à sa capacité à travailler avec la municipalité.

« Au point où j’en suis, je n’ai plus le cœur à l’ouvrage, dit-il à propos de ses projets de rénovation. Je ne me vois plus ici ».

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