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Une créatrice de vêtements locale adopte une mode respectueuse de l’environnement

Le 22 avril est le Jour de la Terre et il est approprié que ce soit aussi l’anniversaire de Catherine Ménard, une jeune créatrice de vêtements prometteuse et très soucieuse de l’environnement. Sa passion est de créer des vêtements à partir de tissus recyclés qui proviennent de ventes de garage, de friperies et d’autres sources. « Mon but est de n’utiliser que du tissu recyclé, quel que soit le projet », dit-elle.

Mme Ménard, qui vit aujourd’hui à Ormstown, est née et a grandi à Québec. Elle a étudié le design de la mode à l’Université du Québec à Montréal (UQAM). « Je n’avais pas beaucoup d’expérience en couture, mais j’avais beaucoup d’idées en matière de design », indique-t-elle. Cependant, elle a rapidement constaté qu’il lui manquait certaines compétences techniques, elle est donc retournée à Québec pour suivre un cours de couture d’un an.

Pendant deux étés, Mme Ménard a voyagé et vécu dans une autocaravane. Lors de son année d’études à Québec, elle a entretenu une relation à distance avec son copain, James Hilfman, qu’elle avait rencontré durant de ses études à Montréal. À l’automne 2019, elle a élu domicile avec M. Hilfman dans la maison d’enfance de ce dernier, à Ormstown, pour l’aider à prendre soin de son père.

 

Catherine Ménard tenant des tissus vintages, alors que certaines de ses créations sont présentées à l’arrière-plan. PHOTO Yvonne Lewis Langlois

 

Mme Ménard avait hâte de commencer à coudre, alors le couple a aménagé un espace de travail dans le grenier de la maison. C’est là qu’elle a découvert de vieilles courtepointes et de vieux matériaux collectés par la grand-mère de son conjoint, ainsi que la machine à coudre, le bureau, les fournitures d’artisanat et les tissus assortis qui appartenait à la mère de ce dernier. C’était comme si le destin l’incitait à créer.

« J’ai fini par créer une veste que j’ai publiée sur Instagram », dit-elle. Depuis, elle en a confectionné beaucoup plus. Elle a également trouvé l’inspiration dans les tissus naturels, qu’elle colore fréquemment avec des teintures fabriquées à partir d’objets du quotidien, telles que des pelures d’oignon et des pétales de fleurs. Elle utilise aussi un mordant maison, fait à partir de clous rouillés et de vinaigre, pour fixer les couleurs.

« J’aime expérimenter, créer un projet qui partage mes idées et mes expériences, et qui m’évite d’être coincée dans une boîte à ne faire qu’une seule chose », déclare-t-elle.

Mme Ménard reçoit souvent des appels de personnes qui souhaitent réutiliser un morceau de tissu ou de vêtement ayant une valeur sentimentale. Ces projets ont une signification particulière : « J’aime qu’il y ait une histoire rattachée à tout ce que je fais ».

 

Quelques tissus teints à la main par Mme Ménard, qui ont été colorés à l’aide de pelures d’oignon, de curcuma et de compost. PHOTO Yvonne Lewis Langlois

 

Sa passion pour le suprarecyclage l’a amenée à pousser l’expérience encore plus loin. Elle a récemment récupéré des peaux de moutons d’un abattoir local qui avaient été jetées, et espère apprendre la conservation de peaux d’animaux. « Je veux créer mes propres matériaux pour réaliser mes projets ». Si un vêtement est garni de boutons en bois, « c’est comme si le vêtement pouvait lui aussi devenir compostable !», s’exclame-t-elle.

Elle croit au concept d’économie circulaire selon lequel les produits cultivés ou fabriqués localement sont utilisés pour créer des textiles. Elle est abonnée à Fibreshed, un mouvement international à but non lucratif en pleine expansion qui est composé d’agriculteurs, d’activistes de la mode et de citoyens qui soutiennent les textiles bio régionaux. Cette approche « de la ferme au garde-robe » favorise la production régionale de textiles respectueux de l’environnement et soutient des écosystèmes sains.

« La pandémie nous a appris la valeur de l’autonomie et de l’autosuffisance ; je pense que ces choses peuvent être appliquées aux textiles », affirme Mme Ménard.

On peut rejoindre Catherine Ménard par courriel à l’adresse suivante : infos.ruebernadet@gmail.com, ou par message privé sur sa page Instagram (rue.bernadet). Pour en apprendre davantage à propos de Fibreshed, visitez www.uppercanadafibreshed.ca.

 

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