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Une formation de feu pour des pompiers de la région

Il est possible que les habitants de Saint-Anicet aient été inquiets au début du mois, lorsque l’ancien bâtiment de réception du club de golf a été incendié à plusieurs reprises. Cependant, ces feux ont été allumés intentionnellement dans le cadre d’une séance d’entraînement d’une durée d’une semaine pour les pompiers de la région et d’ailleurs. Du 4 au 9 mai, les pompiers ont pu participer à cet événement organisé en collaboration avec l’organisation Flash Formation.

Stéphane Thibault, directeur du service de sécurité incendie de Saint-Anicet, explique que l’idée de cette formation est née lorsque Marc Faubert, le propriétaire des lieux, a proposé de donner le bâtiment au service de sécurité incendie afin de permettre à ses effectifs de s’exercer à éteindre de gros embrasements. Après une première évaluation du bâtiment, M. Thibault a estimé que les risques étaient trop élevés. Il a ensuite consulté les officiers de plusieurs services de sécurité incendie municipaux, et au fil des discussions, il a découvert Flash Formation, une organisation de pompiers professionnels qui organise des séances d’entraînement pour les pompiers.

Flash Formation propose le projet Taktik, qui consiste à former d’autres pompiers à l’aide d’une classe de perfectionnement des compétences. Après avoir évalué le bâtiment de Saint-Anicet, l’équipe de Flash Formation a estimé que ce dernier conviendrait à la formation. Ce type de cours n’est pas monnaie courante dans la région. Certes, il existe un centre d’entraînement à Hinchinbrooke, et un autre centre est en cours de développement à Hemmingford, mais une expérience pratique comme celle-ci est cruciale pour les pompiers.

Il y a de nombreux avantages à pouvoir s’entraîner à éteindre des incendies de manière contrôlée. C’est bien sûr une excellente façon de maintenir à jour les compétences requises dans le cadre du métier. Récemment, le service de sécurité incendie de Saint-Anicet a également embauché de nouvelles recrues, et ce type d’entraînements leur permet de se familiariser avec les conditions réelles qui accompagnent la lutte contre les incendies.

L’élément le plus important de cette formation a été la possibilité d’analyser le comportement du feu de manière approfondie. « Lorsqu’on entre dans un incendie, on doit faire une analyse très rapide pour assurer une intervention rapide. Donc, ce n’est pas toujours optimal », explique M. Thibault. Les participants ont eu le temps d’analyser la chaleur, les gaz et la propagation, en plus d’apprendre à utiliser l’eau de la manière la plus efficace possible. « Nous voulons intervenir en causant le moins de dégâts possible au bâtiment. Si nous parvenons à éteindre un incendie avec mille litres d’eau plutôt que cinq mille, les dégâts sont moins importants, les besoins en assurance sont réduits et c’est mieux pour la communauté », ajoute-t-il.

 

Du 4 au 9 mai des incendies ont été allumés dans un bâtiment situé à Saint Anicet le but était de mieux préparer et de mieux former les pompiers aux conditions réelles qui accompagnent lentrée dans une structure en feu PHOTOS Facebook Gaëtan Plasman

 

M. Thibault explique que la formation s’est apparentée à un marathon : « Habituellement, un incendie dure de deux à quatre heures; l’exercice a duré huit heures et on avait notre uniforme complet, c’était très lourd. Je sais que c’était un bon entraînement parce que j’ai encore mal aux muscles ». En plus d’éteindre les flammes, ils ont dû procéder au nettoyage une fois l’entraînement terminé. Bien que la journée ait été difficile, M. Thibault souligne que « [son] équipe de pompiers était très fière d’avoir participé à cette formation ».

La formation s’est très bien déroulée, et près de 200 pompiers y ont participé au cours de la semaine. Ils venaient de municipalités voisines, telles que Huntingdon, Sainte-Barbe et Godmanchester, et certains d’entre eux venaient même de la Belgique, de la France et des Pays-Bas. « L’événement a également été un échange culturel intéressant avec les Européens. Nous avons créé des contacts et échangé des techniques », indique M. Thibault. Cela peut sembler être un long voyage pour s’entraîner à la lutte contre les incendies, mais les incendies en Europe ont tendance à être très différents, car la majorité des bâtiments ne sont pas en bois, comme c’est le cas ici. Toutefois, de plus en plus de bâtiments en bois commencent à voir le jour, ce qui signifie qu’une formation comme celle-ci est extrêmement utile pour les pompiers européens.

Que les pompiers soient à temps plein ou à temps partiel, rémunérés ou volontaires, la formation est la même. Cet atelier a permis à ces pompiers d’apprendre à prendre des décisions rapides et éclairées en situation de crise, tout en veillant à leur propre sécurité pour la durée complète de l’intervention.

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