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Une pépinière régionale voit le jour, pour reboiser les zones agricoles

« Nos forêts ont besoin de beaucoup d’amour, et il faudra beaucoup de travail pour les ramener », a déclaré Stéphane Gingras, chargé de la protection de la biodiversité au groupe Ambioterra lors du lancement officiel de la nouvelle pépinière régionale de l’organisme, la Pépinière régionale du Suroît, le 21 octobre à Hemmingford.

La pépinière est le fruit d’un partenariat entre le groupe écologiste Ambioterra, le Centre d’études forestières et le professeur Daniel Kneeshaw du Département des sciences biologiques de l’UQAM, la ferme Terkivi d’Hemmingford et Forêt Santé, dans le but de reboiser la région avec des arbres indigènes. Le projet a été financé en partie grâce au soutien financier des Bourses d’initiative en entrepreneuriat collectif (BIEC) de la Montérégie et de la Caisse d’économie solidaire par l’entremise de son Fonds de transition socio-écologique, ainsi qu’aux dons de plusieurs fondations.

« Les arbres et les sols forestiers absorbent le dioxyde de carbone de l’atmosphère et le stockent. Ce faisant, ils deviennent des réservoirs de ce gaz », a déclaré M. Gingras, tout en expliquant que dans ce contexte, « il est tout aussi important de reboiser et de restaurer les arbres dans les zones agricoles que de maintenir les boisés et les forêts existants ». Voilà, en quelques mots, la logique qui sous-tend la campagne d’Ambioterra Mon arbre, ma forêt, mon avenir ! qui a été lancée en même temps que l’inauguration du site de la pépinière.

«  C’est un projet très concret », a déclaré le président d’Ambioterra, Karel Ménard, tout en soulignant les impacts positifs de la pépinière, qui a la capacité de produire 15 000 arbres par année. La pépinière a également été construite avec des matériaux écoresponsables, dans une optique de durabilité. « Notre nouvelle pépinière fonctionnera à l’énergie solaire », a-t-il noté, tout en expliquant que la serre est irriguée avec de l’eau de pluie collectée.

« La nouvelle technologie utilisée pour l’irrigation (Aquamats) nous permet d’économiser beaucoup d’eau car les plantes ne prennent que la quantité d’eau dont elles ont besoin (par capillarité) », a-t-il poursuivi. Une fois que les arbres ont germé dans la pépinière, ils sont transférés dans les Aquamats, qui sont contrôlés par des capteurs à énergie solaire. Une toilette compostable est également disponible sur place pour les employés.

 

Five adult stand outdoors in front of post and b
Ambioterra et ses partenaires ont dévoilé le site de leur nouvelle pépinière régionale le 21 octobre Ont pris la parole lors de la conférence de presse Benoit Bleau propriétaire du terrain à Hemmingford Priscilla Gareau directrice générale dAmbioterra Karel Ménard président Daniel Kneeshaw professeur au Centre détudes forestières de lUQAM Stéphane Gingras chargé de la protection de la biodiversité et David Lemieux Bibeau ingénieur forestier PHOTO Sarah Rennie

 

Les graines germées dans la pépinière ont été collectées dans les forêts de la région, en grande partie par David Lemieux-Bibeau, ingénieur forestier et résident de Havelock. Il a souligné que la décision de faire germer des graines provenant d’arbres déjà adaptés au climat de la région donnera aux jeunes arbres les meilleures chances de survie. Pour l’instant, Ambioterra et ses partenaires se concentrent exclusivement sur les arbres à feuilles caduques, car les arbres à feuilles sont mieux adaptés à la capture du carbone et parce que la région du Suroît n’est pas naturellement boisée par des conifères.

Pour M. Kneeshaw, la valeur de la pépinière et son objectif de reboisement à long terme résident dans l’accent mis sur la protection des arbres indigènes. Il explique qu’il existe plusieurs espèces d’arbres qui étaient autrefois dominantes dans la région et qu’il s’agit de variétés que les pépinières commerciales ne produisent pas. « L’espoir est que nos petits-enfants ne sauront jamais que certains arbres étaient autrefois en voie de disparition », a-t-il déclaré.

Parmi les espèces d’arbres qui seront éventuellement disponibles à la pépinière régionale figurent le bouleau jaune, le chêne rouge, le cerisier tardif, le chêne à gros fruits, les érables à sucre, les érables rouges, le noyer noir, ainsi que l’épinette blanche et le pin rouge. La pépinière s’efforcera de produire entre trois et quatre espèces par an. M. Gingras pense qu’il faudra deux ans, voire plus, pour que la pépinière fonctionne à plein régime. Entre-temps, Ambioterra travaille à la création d’un site Web qui permettra d’effectuer des achats en ligne.

M. Gingras a expliqué que l’organisation allait suivre tous les arbres qu’elle distribue et cartographier leur emplacement ainsi que leur impact. L’accent sur le suivi n’a rien de nouveau. Ambioterra a travaillé avec 35 propriétaires depuis 2014 sur différentes initiatives qui ont permis de planter 3 635 arbres dans des zones agricoles. Ils ont également déjà planté plus de 10 000 arbustes, car les agriculteurs ont tendance à préférer introduire des arbustes sur leur terrains plutôt que des arbres. Chaque arbre planté capte au moins 24 kilogrammes de dioxyde de carbone (CO2) atmosphérique par année, ce qui signifie que les projets d’implantation déjà effectués par Ambioterra permettront de séquestrer un peu plus de 9 000 tonnes de carbone.

Pour en savoir plus sur la campagne Mon arbre, ma forêt, mon avenir ! ou sur la pépinière régionale, contactez Ambioterra en ligne à l’adresse info@ambioterra.org, ou via leur page Facebook ou leur site Web : www.ambioterra.org.

 

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