Le 18 septembre prochain, une première course de bateaux-dragons se tiendra dans la baie Saint-François au profit de la Fondation de l’Hôpital du Suroît. Érik Gervais, originaire de Salaberry-de-Valleyfield et participant aux Jeux olympiques d’Atlanta en 1996 en canoë-kayak, ainsi que Marjorie Vallée, originaire de Vaudreuil-Dorion et animatrice radio, seront les porte-paroles de l’événement.
Le bateau-dragon est un sport nautique d’équipe qui consiste à propulser une grande embarcation décorée à l’aide de pagaies, en misant sur une parfaite synchronisation. Les pagayeurs, au nombre de 10 ou 20, sont assis côte à côte sur deux rangées et fournissent toute la force motrice. À l’avant, face à l’équipe, le batteur, aussi appelé tambourineur, donne le rythme à l’aide d’un tambour ou de consignes vocales. À l’arrière, le barreur guide l’embarcation à l’aide d’une longue rame servant de gouvernail. Pour cette première édition, les équipes devront parcourir une distance de 200 mètres. L’embarcation qui franchira la ligne d’arrivée en premier remportera la course.
Environ 300 participants sont attendus à cette première édition.
Le rêve d’Érik Gervais de participer aux Jeux olympiques a commencé en 1985, alors qu’il n’avait que 12 ans. De 11 à 18 ans, il accumule les victoires et connaît ce qu’il décrit comme l’âge d’or de sa carrière. À 18 ans, toutefois, une importante blessure à l’épaule vient freiner son parcours. « Ça m’a pris un an et demi avant de revenir. Je suis revenu à 19 ans », explique-t-il. Il doit alors reprendre l’entraînement intensif en vue des Jeux d’Atlanta. Malgré les obstacles, sa détermination demeure intacte. « Il a fallu repartir la machine jusqu’aux JO d’Atlanta. J’ai eu des embûches, mais j’étais déterminé à réaliser mon rêve », se remémore M. Gervais.


Malgré plusieurs années passées à l’extérieur de la région, son lien avec l’Hôpital du Suroît est également particulier. Il y est né, tout comme son fils en 2003. Sa mère y a par ailleurs travaillé pendant 25 ans. Il demeure aussi en contact avec une personne qui travaille à l’hôpital et qui lui parle régulièrement des besoins importants de l’établissement. Lorsqu’il a vu l’annonce de la première compétition de bateaux-dragons sur les réseaux sociaux, il a communiqué avec Pascale Nadeau, coordonnatrice aux événements et aux communications de la Fondation de l’Hôpital du Suroît. C’est ainsi qu’il s’est joint au projet à titre de porte-parole.
Érik Gervais est aujourd’hui chargé de projet en mécanique du bâtiment à l’UQAM. Il travaille également pour le club de bateau dragon H2O Playground, situé au bassin olympique de l’île Sainte-Hélène, à Montréal. Il y agit comme adjoint au directeur et apporte son soutien à l’entraîneur. « Je supporte tout le monde », lance-t-il à la blague. Il a lui-même commencé à ramer pour H2O Playground en 2016 et a poursuivi jusqu’en 2018. Il prend alors une deuxième retraite, cette fois définitive. La même année, il devient entraîneur. Il commence dans la division communautaire afin de faire ses preuves avant d’être promu au volet compétitif. Il est également entraîneur national senior C pour les athlètes de 60 ans et plus.
Le 18 septembre, une première vague d’initiations d’une durée de 30 minutes permettra aux participants de monter à bord et de découvrir le fonctionnement du bateau-dragon. « Les gens vont aller sur l’eau pour voir comment ça fonctionne », explique Érik Gervais. La portion compétition suivra ensuite. Les spectateurs pourront assister aux courses depuis le parc Delpha-Sauvé. « Valleyfield est l’un de mes trois plans d’eau préférés au monde ! », s’exclame fièrement M. Gervais. Une remise de prix et des festivités viendront conclure cette première compétition de bateaux-dragons dans la baie Saint-François.

