Le 11 avril dernier, l’hôtel de ville d’Ormstown était animé par un agréable murmure de conversations et de salutations, alors que le maire Philippe Besombes et ses conseillers municipaux accueillaient les habitants à l’occasion d’une journée portes ouvertes. Une agréable odeur de café accueillait les visiteurs qui affluaient en un flot continu, invités à parcourir les kiosques, le personnel des différents services municipaux leur offrant des informations.
Éric Bourbeau, technicien du service de sécurité incendie, a présenté des plans d’évacuation gratuits qui pouvaient être adaptés par les propriétaires aux besoins de leur famille. Il a également offert des conseils en matière de détecteurs de fumée et a évoqué les nouveaux modèles photoélectriques, qui sont moins sujets aux fausses alarmes et dont la batterie a une durée de vie de 10 ans.
Isabelle Tanguay, conseillère en communication, a expliqué que les nouveaux jeux d’eau situés à côté du centre récréatif seraient achevés cette année. Le début des travaux est prévu pour le mois de mai. De nouveaux bancs et une aire de pique-nique seront également aménagés.
À la table consacrée aux travaux publics, Stéphane Leclerc a présenté des exemples de drains français qui seront obligatoires pour les nouvelles constructions.
Le maire était ravi du nombre de participants présents à l’événement : « Il est très important que les gens échangent avec tous les membres [des équipes municipales]. Je veux organiser cet événement chaque année ! », a-t-il déclaré.
À 11 h, le maire a invité les visiteurs à le rejoindre dans la salle de réunion. Une cinquantaine de personnes s’y est rassemblée, et le maire a présenté les projets en cours, de même que les perspectives proposées par la nouvelle administration.
Un des projets en cours est l’asphaltage du rang des Botreaux, qui devrait s’achever cette année. Un autre projet d’asphaltage concerne la route 138A, pour laquelle le gouvernement provincial a alloué 3,7 millions de dollars.
Les travaux sur les réseaux d’égouts, d’aqueducs et d’eaux pluviales vont s’amorcer pour les rues Prince-Albert et Oliver.
Le dernier projet en cours cette année est la deuxième phase des jeux d’eau, qui a débuté en 2025.
Le maire a continué sa présentation avec des diapositives abordant les « projets à l’étude ». M. Besombes a précisé que des demandes de subventions avaient été déposées pour plusieurs de ces projets; l’obtention de subventions supplémentaires permettrait de maintenir les taxes municipales à un faible niveau. Il a évoqué les travaux nécessaires sur les routes provinciales, ceux-ci relevant de la compétence du ministère des Transports et de la Mobilité durable (MTMD), et a signalé deux intersections jugées problématiques; le volume de circulation à l’intersection de la route 138 et de la route 201 est préoccupant, et il en va de même pour l’intersection de la route 138 et du chemin de la Rivière-aux-Outardes. Il a fait remarquer qu’aucun de ces deux endroits ne dispose actuellement d’un passage piétonnier sécuritaire.
M. Besombes a ajouté qu’il avait une vision à long terme pour le centre du village. Il a précisé qu’Ormstown compte neuf comités municipaux, dont sept sont composés de résidents et de citoyens. La municipalité évalue présentement les possibilités de développement commercial et industriel ainsi que leurs retombées potentielles pour la municipalité.
Des demandes de subvention ont été déposées pour soutenir des projets d’infrastructure en cours, tels que celui visant à « l’autonomie en eau potable ». La municipalité a réalisé des forages exploratoires dans le but d’installer des puits au centre du village : « Cela éviterait d’avoir à maintenir une canalisation entre Franklin et Ormstown », a ajouté M. Besombes. Jusqu’à présent, les résultats sont encourageants. Le coût estimé pour la réfection de l’ensemble du réseau, c’est-à-dire les égouts sanitaires, le réseau d’évacuation des eaux pluviales et la conduite d’eau principale, s’élève à environ 45 millions de dollars.
Plusieurs possibilités
Avant de poursuivre, le maire a insisté sur le fait que les deux prochains projets ne pourraient pas se concrétiser sans subventions, et que le gouvernement du Québec investissait cette année 300 millions $ dans les infrastructures récréatives et sportives. Il a également précisé que ces projets nécessiteraient des discussions importantes pour être menés à bien.

Les diapositives ont alors montré des schémas colorés illustrant la rénovation complète du bâtiment de deux étages du centre récréatif d’Ormstown. Ce bâtiment, construit en 1970, devrait accueillir une piscine intérieure et un gymnase polyvalent. « La piscine desservira toute la région », a affirmé le maire.
Plusieurs maires de municipalités voisines ont été contactés au sujet de leur accès à la piscine envisagée. La commission scolaire New Frontiers, qui fait partie des partenaires potentiels, a été sollicitée et s’est montrée « très intéressée ». Les commissions scolaires verseraient une contribution annuelle en échange de l’accès à la piscine. Le coût estimé de ce projet s’élève à 16 millions $, dont 12 millions $ font l’objet d’une demande de financement. Le maire s’est montré optimiste : « Le déficit de quatre millions $ pourrait être réduit au cours des prochaines semaines », a-t-il déclaré.
Le dernier projet présenté était celui du boisé du puits Jamestown. Cette zone boisée, située entre la rue Madeleine et le rang de Tullochgorum, appartient à la municipalité. Elle serait transformée en parc et agrémentée d’un sentier pédestre et d’une piste cyclable. Le coût estimé de ce projet s’élève à 500 000 $, et 70 % de ce montant serait financé par une subvention.
À l’issue de la présentation, le maire a invité les participants à poser leurs questions. Des inquiétudes ont été exprimées quant aux problèmes de circulation à Ormstown; il a été souligné que ces nouveaux projets ne feraient qu’aggraver les conditions de circulation dans le village. Le maire a répondu qu’il rencontrerait le ministère des Transports le 22 avril pour discuter de l’aménagement du centre du village ainsi que des questions liées à la circulation, au stationnement et à la sécurité. Il a ajouté que des consultations seraient nécessaires et qu’il fallait examiner ces questions en détail, sans chercher de solution rapide.

