The Gleaner
Agriculture

Une saison des sucres précoce pour les acériculteurs enthousiastes

Le 10 février, des bouquets de vapeur émanaient des cabanes à sucre partout dans la région, laissant entendre que et les évaporateurs bouillaient à plein régime alors que les acériculteurs finissaient d’entailler leurs arbres pour profiter d’une importante coulée de sève.

« C’est le plus tôt que nous ayons jamais commencé ici », a déclaré Céline Ouimet, qui gère la cabane à sucre l’Hermine, à Havelock, avec sa sœur Chantal et son beau-frère François Benny. « Les conditions étaient idéales », dit-elle, faisant référence non seulement aux températures supérieures à la moyenne pour le début du mois de février, mais aussi à la faible couverture de neige qui a facilité le perçage des entailles et la préparation de la saison.

À l’Hermine, la sève a coulé pendant plus de trois jours, sans s’arrêter pendant la nuit. Normalement, ces acériculteurs chevronnés produisent en moyenne un à deux barils de sirop fini lors de la première ébullition. Lundi dernier, ils en avaient déjà rempli plus d’onze. Lorsqu’on lui demande si le début prématuré de la saison est une source d’inquiétude, M. Benny répond par un haussement d’épaules : « Pas vraiment. Les choses peuvent changer rapidement. Si [la sève] gèle maintenant, elle recommencera à couler lorsqu’elle se réchauffera, mais il est possible que la saison soit plus courte ».

 

François Benny de la cabane à sucre lHermine à Havelock se réjouit du résultat doré découlant dune production précoce dans son érablière depuis le 10 février PHOTO Sarah Rennie

 

L’année dernière, l’évaporateur de l’Hermine a été mis en service le 18 février, ce qui semblait tôt à l’époque. Les propriétaires ont fait remarquer que, bien que la production ait débuté une semaine plus tôt, la teneur en sucre de cette année a été étonnamment élevée dès le début. En tant que première zone ayant commencé la production, M. Benny a déclaré que les habitants de la région devraient se préparer à une première production autour de la Saint-Valentin. Se montrant d’accord, Mme Ouimet affirme que la variation des températures hivernales oblige les producteurs à adapter leurs pratiques.

Selon le Plan d’adaptation de l’agriculture de la Montérégie aux changements climatiques d’Agriclimat, on s’attend à ce que les températures hivernales soient à la hausse, ce qui entraînera un raccourcissement de la saison avec une alternance d’épisodes de pluie et de neige. Cela pourrait se traduire par une diminution de la couverture neigeuse, et une vulnérabilité accrue des sols au printemps. « Nous ne pouvons pas nous plaindre d’avoir à produire du sirop en février lorsque la qualité est au rendez-vous », a déclaré Mme Ouimet.

 

Denis Rousseau alimente le feu de son évaporateur lors de sa première ébullition de la saison 2024 à la Ferme Black Creek à Rockburn PHOTO Sarah Rennie

 

Une raison de célébrer

Le 7 février, les Producteurs et productrices acéricoles du Québec (PPAQ) ont célébré le début de la saison de production de sirop d’érable 2024 lors d’un événement organisé à l’Assemblée nationale, à Québec, mettant en vedette des boissons alcoolisées fabriquées à partir de sève ou de sirop d’érable. Les PPAQ ont également célébré l’attribution de sept millions de nouvelles entailles destinées à des projets de démarrage ou d’expansion d’entreprise dans toute la province. Ces entailles supplémentaires pourraient permettre d’augmenter la production annuelle de sirop d’érable de 21 millions de livres dans la province.

« L’acériculture est le moteur de l’agriculture québécoise. Nous sommes très fiers d’être à l’origine de l’augmentation du nombre de fermes, a indiqué Luc Goulet, président des PPAQ, à la suite de la loterie du 24 janvier. Nous prenons des mesures pour produire plus de sirop. Ensemble, nous visons à atteindre nos objectifs de restaurer la réserve d’ici cinq ans, tout en continuant à répondre à la demande de sirop d’érable, ici même et dans plus de 70 pays à travers le monde », a-t-il déclaré.

Plus d’un million de nouvelles entailles ont été attribuées en Montérégie, ce qui portera le nombre total d’entailles dans la région à 4,8 millions d’ici 2026. Parmi ces chiffres, on compte 108 demandes retenues dans la région de la Montérégie-Ouest, qui permettront à 32 nouvelles entreprises de production de sirop et à 76 producteurs existants de se partager un total de 280 691 nouvelles entailles.

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